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Etude

Un intérêt croissant des particuliers pour la gestion alternative

fundsmagazine.fr - 29 juin 2016

Natixis Global Asset Management a publié les résultats de son étude mondiale annuelle, menée en début d’année auprès de 7 100 investisseurs particuliers (dont 400 Français) répartis à travers 21 pays d’Asie, d’Europe, d’Amérique et du Moyen-Orient. Il ressort de cette étude que les investisseurs particuliers français semblent avoir une faible compréhension des risques et du rôle de la gestion indicielle dans un portefeuille : 60 % des investisseurs français pensent que les fonds indiciels et les ETF sont moins risqués, et 58 % d’entre eux pensent que leur utilisation peut les aider à minimiser leurs pertes. Plus de la moitié estiment qu’ils offrent une meilleure diversification ou qu’ils donnent accès à de meilleures opportunités d’investissement.

Ces chiffres contrastent avec les récentes enquêtes menées par Natixis Global AM auprès des investisseurs institutionnels et des conseillers financiers, qui révèlent que ces derniers privilégient la gestion active pour tirer parti des mouvements de marché, générer de l’alpha et améliorer le profil de rendement/risque de leur portefeuille sur le long terme, tandis que la gestion passive est surtout vue comme un moyen de réduire les frais de gestion.

Malgré cette perception erronée de la gestion passive, les investisseurs recherchent plus de diversification et une meilleure gestion du risque. L’étude met en évidence la volonté des investisseurs de trouver de nouvelles approches d’investissement, mieux adaptées aux nouveaux paradigmes des marchés financiers : 66 % des investisseurs français pensent que l’approche traditionnelle actions/obligations ne répond plus à leurs besoins.

De plus, 72 % d’entre eux sont à la recherche de stratégies moins corrélées aux marchés internationaux, et 76 % souhaitent augmenter les sources de diversification de leur portefeuille, ce qui pourrait ouvrir la voie à une hausse des investissements dits «alternatifs». Même si 42 % des investisseurs français déclarent ne pas encore utiliser ces actifs dits «alternatifs» au sein de leur portefeuille (regroupant les stratégies de type hedge funds, private equity, managed futures, immobilier, rendement absolu et long/short), 52 % d’entre eux disent en avoir discuté avec leur conseiller financier.

Ce chiffre est en nette augmentation par rapport à l’an dernier, où ils n’étaient que 43 % à déclarer avoir déjà abordé ce type d’investissement avec leur conseiller. «Cela rappelle que l’industrie financière dans son ensemble a un rôle important à jouer en matière d’éducation financière pour aider les investisseurs à prendre des décisions réfléchies et de long terme», explique Christophe Point, directeur de Natixis Global AM Distribution France, Suisse romande et Monaco. «Il est encourageant de voir que les investisseurs cherchent de nouveaux modèles d’investissement pour construire des portefeuilles plus résilients, en particulier en cas de pic de volatilité. Les stratégies alternatives – dites «décorrélées» – peuvent en effet offrir un puissant levier de diversification au sein d’un portefeuille, et donc représenter une source de performance intéressante selon l’horizon d’investissement envisagé», continue Christophe Point.
Enfin, les résultats de l’étude démontrent que 74 % des investisseurs français bénéficient de conseils financiers : 54 % d’entre eux utilisent les services d’un conseiller en gestion de patrimoine, tandis que 10 % utilisent uniquement des services de robo-advisors ou combinent les deux. Ils sont 68 %, parmi les investisseurs français, à considérer que les services d’un conseiller financier apportent une réelle valeur ajoutée. En effet, 78 % d’entre eux estiment que les investisseurs disposant d’un conseiller professionnel sont plus à même d’atteindre leurs objectifs financiers.