Asset Management

Allocation

Faut-il investir dans les obligations indexées à l’inflation ?

Funds Magazine - 5 mars 2018 - Pierre Gelis

Inflation, Allocation, Obligations

Redoutée depuis longtemps, l’amorce de normalisation sur le marché obligataire suscite des réactions d’autant plus vives que l’inflation semble enfin poindre. Les obligations indexées à l’inflation bénéficient de l’inversion de tendance sur les prix mais, dans un même temps, elles subissent l’effet négatif de la hausse des taux d’intérêt. Les investisseurs restent partagés face au nouvel environnement qui s’avère bien différent de celui qui prévalait dans les années 1970 et 1980.

Depuis 2008, les grandes banques centrales (Fed, BCE, Banque d’Angleterre et Banque du Japon) ont déversé des flux énormes de liquidités sur les marchés en mettant en œuvre des politiques monétaires très accommodantes, en achetant des obligations et en adoptant des taux directeurs à 0 % ou négatifs. Concertées, ces actions ont permis d’éviter un effondrement généralisé des différentes économies, ce qui aurait conduit la planète au chaos. Contrairement aux premières anticipations, malgré une création monétaire sans précédent, l’inflation est demeurée très basse et en tout cas inférieure au niveau cible de 2 % des banques centrales. En revanche, la croissance mondiale se redresse progressivement et, surtout, elle se généralise à l’ensemble des grandes régions du monde. Les banques centrales peuvent donc enfin mettre un terme à leurs politiques de quantitative easing.

L’exercice de retour à une politique monétaire plus orthodoxe est d’autant plus redouté qu’il se conjugue à la fin d’une baisse des taux d’intérêt qui a duré plus de trente ans. Pour ne pas déstabiliser les marchés, les banques centrales n’ont pas ménagé leurs efforts de communication, fléchant le parcours de conditions à réunir avant de passer à une étape ultérieure. «Peu pentue, la courbe des taux n’est pas très confortable mais elle n’anticipe pas une récession. La forme de la courbe résulte des politiques d’achats d’actifs mises en œuvre par les banques centrales, ce qui a raréfié l’offre de titres. En 2016,...

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