Stratégie

Raphaël Elmaleh, président de Keren Finance

"Nous avons décidé de coter nos fonds sur la plateforme Euronext pour les rendre plus accessibles aux investisseurs internationaux."

Funds Magazine - Avril 2018 - Propos recueillis par Catherine Rekik

Société de gestion

Raphaël Elmaleh a fondé Keren Finance en janvier 2001. Titulaire d’un DEA monnaie, banque, finance, il gère les fonds Keren Patrimoine et Keren Corporate. Il a construit son expérience de gérant au sein de diverses institutions financières françaises et étrangères (Banques Populaires, Union Bancaire Privée).

Raphaël Elmaleh, président, Keren Finance
Keren Finance

Vous avez créé la société de gestion en 2001. Comment a-t-elle évolué ces dernières années ?

Après une expérience dans la banque en France et en Suisse, dans la gestion actions, j’ai souhaité créer ma société de gestion. Keren Finance a reçu son agrément en janvier 2001, et le premier fonds sur les actions françaises a été lancé en août 2001. Trois ans plus tard, nous avons gagné un premier prix de gestion, ce qui nous a permis d’acquérir de la visibilité auprès des conseillers en gestion de patrimoine et de référencer nos fonds sur les plateformes. Nous avons également commencé à étoffer l’équipe. Grâce à son expertise sur les valeurs moyennes, Keren Finance a reçu par la suite d’autres prix dans une période de surperformance de la classe d’actifs entre 2002 et 2007. A l’époque, nous avions très peu de gestion privée et une gamme de fonds uniquement sur les actions. Quand la crise a éclaté, nous n’avions aucune alternative à proposer à nos clients. Ce qui a entraîné une forte baisse de nos encours – deux tiers des 350 millions d’euros atteints en 2007 –, une restructuration et une évolution du capital de la société.

Comment avez-vous rebondi dans un environnement de marché aussi difficile ?

2008 a marqué un tournant qui nous a amenés à repenser notre offre de gestion. Notre expertise reposait sur la bonne connaissance du monde des entreprises et sur notre proximité avec lui. Nous avons donc réfléchi à une offre de fonds d’obligations corporate. A l’époque, les écarts de spread étaient considérables, et il y avait peu d’analystes ayant une approche dynamique des obligations d’entreprises. La plupart de ceux qui suivaient la classe d’actifs...

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