Le blog de Jean-François Boulier

2018, année des entreprises

Option Finance - 8 janvier 2018 - Jean-François Boulier, président de l’Af2i

Quels actifs peuvent apporter durablement revenus et développement en Europe ? Les titres émis par les entreprises, en particulier leurs fonds propres, font figure de premier choix dans un contexte encore très favorable.

Ils sont particulièrement porteurs en France, où le sentiment à l’égard des entreprises a radicalement évolué en une dizaine d’années. Le gouvernement pousse ses feux depuis l’élection de Macron, et le prochain projet de loi du ministre de l’Economie va poursuivre, voire accélérer, le courant de transformation nécessaire dans un pays qui a pris du retard. Le moral des agents économiques n’a jamais été aussi élevé depuis plus d’une décennie.

Les signes positifs continuent à confirmer une bonne conjoncture en zone euro. Sans hâte, la BCE a promis de maintenir des taux très bas, ce qui pousse l’investissement des entreprises et renforce la croissance. La consommation et les achats immobiliers sont également très dynamiques. Bien sûr, les Bourses ont monté en 2017, mais d’à peine 10 % en France et en Allemagne, auxquels il faut ajouter les dividendes, qui restent très élevés au regard des taux.

Les risques se concentrent ailleurs – géopolitiques (le Brexit en particulier) et politiques (les diverses formes de trumpisme) –, et sont les premières préoccupations des investisseurs internationaux, selon plusieurs enquêtes. La situation reste faiblement inflationniste, si l’on considère l’économie réelle, plus préoccupante en matière de prix d’actifs, les dettes bien sûr, mais ce n’est pas nouveau, l’immobilier maintenant, comme cela commence à se faire sentir dans les capitales. Faut-il rappeler les excès du bitcoin?

Investir en fonds propres paraît pour 2018 le plus opportun, en Europe et plus particulièrement en zone euro. Diversifier notamment entre pays développés et émergents, rechercher activement mais prudemment les sources additionnelles de rendement apportées par les actifs alternatifs.

Et garder du cash pour saisir, quand elles se produiront, les prochaines aubaines sur les taux… en 2019 peut-être ?