Carnet

Associé

EY Société d’avocats

Jean-Pierre Lieb

28/03/2014

Jean-Pierre Lieb

Le nouvel associé qui vient de rejoindre EY Société d’avocats est un fin connaisseur des arcanes de l’administration fiscale. Et pour cause: il s’agit de Jean-Pierre Lieb, 52 ans, qui occupait jusqu’alors les fonctions de chef du service juridique de la fiscalité à la direction générale des Finances publiques (DGFiP). Pourtant, ce diplômé de Sciences-Po ne voulait surtout pas, à sa sortie de l’ENA en 1989, d’un poste où le droit occuperait une place centrale. «J’avais le choix entre intégrer le Conseil d’Etat ou l’Inspection générale des finances, se souvient-il. Cette dernière m’a tout de suite attiré car elle offrait la possibilité de traiter de sujets économiques passionnants.» Au cours des quatre premières années, il mène notamment des missions de contrôle et d’audit puis opte, en 1995, pour la direction générale des Impôts. «Il s’agissait d’une direction qui alliait à la fois un rôle de conseil au sommet de l’Etat, sur ce sujet primordial qu’est la fiscalité, et une présence sur le terrain grâce aux équipes de l’administration fiscale, ce qui n’était pas le cas de la direction du Budget ou du Trésor.» Nommé chef de bureau en charge de l’organisation, des moyens et de la politique du contrôle fiscal, il intervient ensuite en matière de politique fiscale, de 1999 à 2005. «J’ai notamment piloté la suppression de l’avoir fiscal et du précompte, un dossier particulièrement sensible pour les investisseurs personnes physiques et à forts enjeux pour les entreprises», se souvient-il. Puis il prend la tête du service juridique de la DGFiP, où il engage, par exemple, une généralisation de la pratique du rescrit et initie la démarche de la relation de confiance. Après avoir défendu les intérêts de l’administration, il devra désormais conseiller les entreprises en tant que responsable de l’activité politique fiscale et contentieux, pour l’Europe, le Moyen-Orient, l’Inde et l’Afrique d’EY.