Carnet

directeur financier

RATP

Jean-Yves Leclercq

08/06/2018

Jean-Yves Leclercq

Après avoir passé dix ans aux finances de la SNCF, Jean-Yves Leclercq, 49 ans, s’attelle désormais à celles de la RATP, dont il est le nouveau directeur financier en charge de la performance économique et financière depuis avril dernier.

Diplômé de l’ENS et de l’ENSAE, il a occupé, à partir de 1994, plusieurs postes au sein de la direction du Trésor, notamment celui de statisticien-économiste à la direction de la prévision. «C’était une période assez passionnante car il y avait l’enjeu majeur de maîtriser les déficits publics pour passer sous la barre des 3 % (la France était autour des - 6 % à ce moment-là) et se qualifier ainsi pour entrer dans la zone euro», explique Jean-Yves Leclercq.

En 2002, il rejoint le service des participations de l’Etat, d’abord chargé du secteur des transports, où il apprend le métier d’administrateur. «J’ai travaillé sur plusieurs opérations de transformation, notamment la fusion d’Air France avec KLM, le changement de statut d’ADP et des aéroports régionaux et sur l’évolution des filiales de diversification de la SNCF», indique Jean-Yves Leclercq. Puis il dirige les services, l’aéronautique et la défense. Il contribue alors notamment à la création de La Banque Postale.

Six ans plus tard, il intègre la SNCF comme directeur financier et de la stratégie de la branche voyage. «Mon arrivée a coïncidé avec la très forte hausse des péages d’infrastructures, qui a bouleversé le modèle économique de la grande vitesse à la française, souligne Jean-Yves Leclercq. Cela nous a obligés à redéfinir une nouvelle stratégie pour rétablir la viabilité de l’activité et la préparer à l’ouverture à la concurrence, avec la mise en œuvre d’une organisation en “business units”». En 2012, il devient directeur Europe et développement international de cette branche.

Désormais, des missions similaires l’attendent au sein de la RATP. «Le groupe va être confronté à une transformation profonde, avec l’ouverture de la concurrence de l’activité bus fin 2024 et la mise en service des lignes du Grand Paris Express, dont l’exploitation sera attribuée par appel d’offres», déclare Jean-Yves Leclercq.