Carnet

Directeur administratif et financier

Scopelec

Pierre-Yves Fargeas

12/05/2017

Pierre-Yves Fargeas

Après presque trente ans passés chez Shell, Pierre-Yves Fargeas, 53 ans, s’attaque désormais aux finances d’une ETI. En effet, il a rejoint, le 1er mars dernier, la direction financière du groupe de réseaux de télécommunications Scopelec (370 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016).

Diplôme de l’ESCP, il commence sa carrière comme auditeur chez Arthur Andersen en 1986. Deux ans plus tard, lors de son année de coopération en Guadeloupe, on lui propose de devenir directeur financier adjoint de la filiale Caraïbes du groupe Shell. Il occupe cette fonction jusqu’en 1992, année où il rejoint la direction financière de Shell France. En 1995, il est nommé directeur général adjoint et directeur financier de la filiale basée à la Réunion. Quatre ans plus tard, il est promu responsable de l’audit interne de Shell UK-Ecosse, avant de devenir, en 2002, directeur financier de la zone Europe centrale et de l’Est. «J’ai participé à la création en 2006 d’un centre de services partagés (CSP) à Cracovie avec l’objectif d’y concentrer environ 800 à 1 000 employés des fonctions financières du groupe, relève Pierre-Yves Fargeas. A l’époque, il s’agissait du troisième CSP du groupe.» En 2008, il intègre le siège social à La Haye, un poste nouvellement créé de responsable de l’amélioration de la performance de la fonction finance. «J’ai mis en place trois principaux piliers de la performance : standardisation des processus financiers sur l’ensemble du groupe, mise en place d’outils de mesure de la performance de ces processus, et déploiement de routines de suivi et d’amélioration de la performance, indique Pierre-Yves Fargeas. Cela a permis de réduire d’environ 50 % les coûts de l’activité financière.» En 2014, le directeur général lui propose d’étendre ses fonctions à l’ensemble des activités du groupe. A la suite de changements à la tête de Shell en 2016, il décide de retourner dans sa région d’origine et d’intégrer une entreprise en croissance. «Après avoir doublé son chiffre d’affaires en deux ans grâce à des acquisitions et l’obtention de nouveaux contrats, Scopelec doit passer du mode de fonctionnement d’une PME à celui d’une ETI, explique Pierre-Yves Fargeas. Dans ce cadre, je vais m’atteler à remanier l’organisation de la direction financière et à trouver de nouvelles sources de rentabilité et de financement.»