Intervenant en complément du contrôleur de gestion, le business analyst participe au pilotage de l’activité de l’entreprise à partir de l’étude de ses données chiffrées. Ces fonctions très demandées, à la lisière de la finance et de l’opérationnel, offrent des perspectives d’évolution interne variées.
C’est une évolution importante qui est en train de toucher de nombreuses directions financières. En effet, depuis plusieurs mois, le métier de contrôleur de gestion connaît une profonde mutation. Une tendance liée à l’environnement économique et financier. «Le resserrement des marges et le manque de visibilité encouragent les entreprises à renforcer certaines fonctions analytiques, en charge du suivi des coûts et des rapports d’activités, afin d’offrir des outils plus précis d’aide à la prise de décision à la direction générale», pointe Mikaël Deiller, manager exécutif senior chez Michael Page.
Une fonction réservée aux grands groupes
Ce besoin se matérialise par l’apparition de «business analysts». Ces collaborateurs sont ainsi chargés de collecter divers flux d’informations dans l’entreprise – à partir de business plans, de propositions commerciales, de tarifications, ou encore d’indicateurs financiers issus du compte de résultat ou du bilan – puis de les analyser, afin d’alerter la direction sur d’éventuels écarts budgétaires et de proposer des actions correctives.
A la différence des contrôleurs de gestion, les business analysts s’orientent donc en priorité vers des missions d’analyse transverse et des recommandations opérationnelles. «Alors que le contrôle de gestion conserve une orientation financière plus forte, le business analyst se tourne davantage vers le pilotage opérationnel de l’activité de l’entreprise», tranche Sylvie Haldi, senior manager de Robert Half finance et comptabilité. Il peut ainsi...