Depuis quelques années, les meilleures universités américaines proposent à des étudiants du monde entier de bénéficier d’une partie de leurs cours de finance sur Internet. Une démarche qui intéresse de plus en plus les grandes écoles de commerce françaises, qui y voient un axe de développement intéressant en matière de formation continue.
Suivre les cursus en finance dispensés par les plus grandes universités mondiales, sans avoir à se déplacer, grâce à Internet : telle est la promesse des «Massive Open Online Courses», qui se développent actuellement. Souvent désignés par leur acronyme, Mooc, il s’agit de véritables enseignements virtuels, proposés jusqu’à présent par les plus grandes universités américaines, de Berkeley à Harvard en passant par Princeton, qui reposent sur des plateformes en ligne. En s’y connectant, leur utilisateur, qu’il soit étudiant, professionnel ou même autodidacte, peut suivre des cours magistraux tournés en vidéo. Une fois ces derniers visionnés, un test est automatiquement proposé afin de juger dans la foulée la compréhension de l’enseignement. L’internaute doit également réaliser des études de cas concrètes, comme la comparaison de la rentabilité de deux projets d’entreprise ou l’estimation de la valorisation d’une entreprise non cotée dans l’optique d’une acquisition.
En cas de difficulté, il peut rejoindre un forum de discussion et solliciter l’avis d’autres participants, voire du professeur lui-même. Ces programmes très complets se déroulent sur plusieurs semaines, de 8 à 16 en général, à raison de 2 à… 12 heures hebdomadaires, et font l’objet d’une évaluation finale. Grâce à la qualité des enseignements accessibles très facilement, les Mooc attirent déjà un nombre croissant d’étudiants dans le monde entier. Une vitrine pour l’enseignement français Une perspective qui a de quoi...