Les financiers ne se passionnent pas que pour les chiffres. Pour se détendre, certains naviguent en haute mer, courent des marathons, pratiquent le golf, cultivent leur jardin… Des loisirs qui se révèlent incidemment utiles à leur vie professionnelle.
«Dans notre métier de directeur financier, nous sommes très sollicités et sous pression. Avoir des passions comme la voile et l’horticulture me permet alors de passer du temps en famille et de prendre le recul nécessaire à la prise de décisions stratégiques pour l’entreprise.» A la veille de mettre son bateau à l’eau, Benoît Mérel, directeur général délégué et directeur administratif et financier de TDF (1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires sur l’exercice 2012-2013) ne compte pas prendre le large en oubliant toutes ses bonnes habitudes professionnelles. «Sur mon voilier, je prends un cap que j’ajuste en fonction d’un tableau de bord et je m’adapte aux conditions météorologiques, poursuit Benoît Mérel. Cela fait appel finalement à des réflexes proches de ceux de ma fonction, puisque j’aide au pilotage de l’entreprise grâce à des indicateurs clefs et en fonction de la conjoncture économique.»
Prendre du recul
Pour les directeurs financiers, chargés de veiller en permanence à la stabilité financière de l’entreprise, un hobby est d’abord un moyen de relâcher la pression. Cela a notamment été l’objectif de Fabien Dawidowicz, directeur financier de l’entreprise de conciergerie de luxe John Paul (12 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013), lorsqu’il s’est mis à la course à pied il y a quatre ans. «Certaines semaines, lors d’acquisition ou de clôture de comptes par exemple, je peux travailler plus de 80 heures, explique ce dernier. Outre le plaisir même de l’activité, courir constitue un...