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Private equity

Un nouvel âge d’or ?

Option Droit & Affaires - 5 février 2018 - Coralie Bach

Le private equity serait-il en train de vivre une nouvelle parenthèse enchantée ? Au regard des indicateurs du marché, il serait tentant de le croire. Les levées de fonds, comme les montants investis, retrouvent leur niveau des plus belles années, tandis que les valorisations des deals s’envolent.

L’indice Argos Mid-Market, qui suit l’évolution des prix des LBO mid market sur la zone euro, a ainsi atteint son plus haut niveau historique au troisième trimestre 2017, avec un multiple moyen s’établissant à 9,5 fois l’Ebitda. Il faut dire que la conjoncture est plutôt favorable, avec des perspectives de croissance retrouvée et une abondance de liquidités. Mais le contexte économique n’est pas la seule explication de ce dynamisme : «Outre l’attractivité actuelle de la France et de l’Europe en général, le private equity a démontré au cours de ces 20 dernières années, et notamment à travers la crise de 2008, sa capacité à délivrer des performances nettement supérieures aux autres classes d’actifs», affirme Philippe Poletti, responsable de l’activité mid cap buyout d’Ardian.

Des performances passées, qui, si elles ne présagent pas du futur, encouragent les investisseurs à maintenir leurs allocations à cette classe d’actifs. D’ailleurs, si les LPs continuent de soutenir des équipes de gestion, ils se positionnent désormais aussi en tant que concurrents en multipliant les incursions en direct. Sebia, Cerba, Fives, Trescal, ou encore Kiloutou, tous ces deals ont été remportés par des investisseurs de long terme. Selon la dernière édition du baromètre Coller Capital, près d’un tiers des LPs interviendraient ainsi en direct. Une évolution du marché qui n’a rien de surprenant pour David Benin, managing director de DC Advisory : «Il est rationnel pour les LPs de vouloir économiser des management fees en investissant en direct au capital d’actifs qui ont prouvé leur résilience et présentent un potentiel de croissance assis sur des sous-jacents solides», explique-t-il.

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