Financement des entreprises et Trésorerie

Bas de bilan

Groupe Avril centralise ses financements sur sa holding

Option Finance - 3 octobre 2016 - Arnaud Lefebvre

Crédit syndiqué, Titrisation

Groupe Avril centralise ses financements sur sa holding

Après avoir simplifié sa structure juridique, Groupe Avril vient de mettre en place un premier club deal ainsi qu’un programme de titrisation de créances clients au niveau de sa holding. Cette logique de centralisation lui permet d’améliorer ses conditions de financement tant en termes de maturité que de coût.

Aymeric Mongeaud, directeur administratif et financier, Groupe Avril
Groupe Avril

A nouvelle structure juridique, nouvelle structure de financement. Groupe Avril, connu notamment à travers ses marques Lesieur et Matines, vient de lever 880 millions d’euros sous la forme d’un «club deal» et d’un programme de titrisation de créances clients. Si le spécialiste du monde agricole (6,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2015), actif dans les filières végétale et animale ainsi que dans le financement des acteurs du secteur, avait déjà recouru à ces deux modes de financement, c’est en revanche la première fois qu’il les met en place au niveau de la holding. «Jusqu’alors, nos filiales se finançaient directement», confirme Aymeric Mongeaud, directeur administratif et financier de Groupe Avril. Or ce modus operandi présentait plusieurs inconvénients. «D’abord, le pilotage de la dette s’en trouvait complexifié, poursuit Aymeric Mongeaud. Ensuite, nous ne pouvions pas profiter au maximum de la solidité du bilan du groupe (1,8 milliard de fonds propres pour environ 400 millions d’euros de dette à fin 2015), les partenaires financiers se focalisant davantage sur le bilan des filiales emprunteuses.»

Des premiers comptes consolidés publiés en mai 2015

Afin d’y remédier, Groupe Avril a d’abord été contraint de procéder à une refonte de ses statuts juridiques. «Ces derniers, qui intégraient une société en participations, nous empêchaient notamment de lever des fonds en central pour ensuite les allouer aux filiales, signale Aymeric Mongeaud. A ce titre, il a donc fallu dans un premier temps les modifier.» Après un...

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