Financement des entreprises et Trésorerie

Entreprises

Haro sur les frais bancaires

Option Finance - 09 Décembre 2013 - Arnaud Lefebvre

Frais Bancaires, Monétique, Cartes Bancaires, Flux, Financement

Dans un contexte de faible rentabilité de leurs fonds propres, les banques s’appuient sur une tarification opaque de leurs services pour appliquer à leurs clients entreprises des frais croissants. Face à cette tendance, ces dernières doivent exiger une baisse de ces charges, qui, le plus souvent, peut atteindre entre 15 % et 50 %.

Vous avez la conviction de payer trop de frais bancaires ? Malheureusement, cette impression est probablement fondée. Même si la situation varie d’une entreprise à l’autre, en fonction de sa taille, de son secteur d’activité et de ses banques, ces coûts ont en effet tendance à flamber depuis le début de la crise. «D’après notre base de données, qui comprend les informations d’environ 1 600 entreprises françaises, nous constatons une hausse des frais bancaires globaux de près de 30 % en cinq ans», évalue Hervé Garabédian, directeur du pôle finance au sein du cabinet de conseil en réduction des coûts Marianne Experts. Une évolution qui, selon lui, est essentiellement liée au changement de modèle des banques. «Dans un contexte de désintermédiation, les banques doivent repenser leur modèle économique et diversifier leurs sources de revenus», poursuit-il.

L’ensemble des entreprises éligibles à des baisses de tarifs

Philippe Otero del Val, directeur

financier, Sacem

D’après plusieurs banquiers, cette dynamique d’augmentation des coûts devrait perdurer au cours des prochains mois. Malgré ces perspectives peu réjouissantes, les entreprises conservent toutefois quelques motifs de consolation. Afin de fidéliser leurs clients et, surtout, de garder des flux à traiter, les établissements bancaires se montrent plutôt ouverts à la négociation. Avec, dans certains cas, des économies significatives à la clé. «En prenant mes nouvelles fonctions, j’ai souhaité remettre à plat tous les frais liés à notre relation bancaire, signale Philippe Otero del Val, directeur financier de la Sacem. Alors que nous versions environ 250 000 euros par an à ce titre, je n’espérais pas de gains substantiels. Or nous sommes parvenus à les réduire de 50 % !»

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