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Crise

Les banques françaises entre turbulences et résilience

06 avril 2020

Les groupes bancaires français disposent d’atouts de taille pour faire face aux répercussions économiques de la pandémie de Covid-19, notamment leur forte concentration et leur modèle de bancassureurs qui leur permettent de diversifier leurs revenus, estime Fitch Ratings dans une récente étude. Néanmoins, le moratoire de six mois accordé à leurs clients professionnels devrait se traduire par une baisse de leur produit net bancaire, tandis que la récession qui s’annonce va détériorer leurs portefeuilles de crédits. En conséquence, l’agence a récemment réévalué ses prévisions relatives à leur environnement opérationnel, désormais classées comme «négatives». Dans une autre étude, Scope Ratings estime que si suspendre le versement de leurs dividendes en vue de préserver leurs liquidités apparaît comme une solution de court terme à privilégier pour les banques – ce que la plupart des principaux acteurs français ont fait à ce jour –, elle n’est pas sans présenter un certain nombre de risques à long terme, et notamment celui de s’aliéner une partie de leurs investisseurs. En sus de Société Générale, BNP Paribas, Natixis ou encore Crédit Agricole, d’autres établissements européens ont annoncé ces derniers jours renoncer provisoirement ou définitivement  à rémunérer leurs actionnaires au titre de 2019. C’est par exemple le cas de Commerzbank, ING et UniCredit.