Actualités

Innovation

Napoleon AM veut démocratiser l’investissement dans les crypto-actifs

14 décembre 2018 - optionfinance.fr

L’AMF vient d’autoriser la création d’une société de gestion proposant aux investisseurs une exposition aux crypto-actifs : Napoleon AM sera la première entité régulée en France sur cette classe d’actifs émergente. Fin 2017, Tobam s’y était déjà aventuré en créant un fonds exposé au bitcoin, mais celui-ci n’était pas régulé. Napoleon AM, dont la structure sera effectivement créée début janvier, proposera au premier semestre un premier fonds, sous le régime AIFM. «Le monde des crypto-actifs est en train de s’institutionnaliser et nous voulons permettre aux investisseurs professionnels, et en particulier aux family offices et aux gérants de fortune, de se positionner sur cette classe d’actifs innovante dans un cadre régulé», indique Jean-Charles Dudek, cofondateur de Napoleon AM. Pour ce gérant quantitatif, passé par BNP Paribas Asset Management, les bitcoins, ethers et autres «monnaies» virtuelles, sont une opportunité pour les allocataires d’actifs. «Les crypto-actifs offrent une diversification des portefeuilles et leur volatilité permet de générer du rendement. De plus, la forte correction qu’ils ont connue en 2018 crée un meilleur point d’entrée pour les investisseurs», souligne Jean-Charles Dudek.

Concrètement, Napoleon AM ne détiendra pas les crypto-actifs en direct, du fait de l’indisponibilité d’une offre compatible chez les dépositaires, mais s’exposera à des contrats à terme. «Nous avons opté pour des futures cotés sur des plateformes régulées et reconnues, CBOE et CME en l’occurrence, afin de réduire le risque de contrepartie», explique le gérant. Les fonds utiliseront les algorithmes de trading développés depuis deux ans par la maison mère de la société de gestion, Napoleon Crypto. Cette dernière a en outre levé, début 2018, quelque 10 millions d’euros via une ICO (initial coin offering) pour financer son développement. Cette opération a conduit à l’émission de «jetons» donnant aux souscripteurs un droit d’usage sur les algorithmes de trading, dont ils détiennent une part de la propriété intellectuelle, mais sans pouvoir les modifier d’une quelconque manière. «Les jetons issus de l’ICO donnent notamment accès à l’information découlant de nos logiciels de trading, mais, en aucun cas, leurs détenteurs ne peuvent venir prendre des décisions à la place de la société de gestion. C’était une condition sine qua non pour obtenir l’agrément», assure Jean-Charles Dudek.

à lire aussi