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Un premier trimestre difficile pour les établissements français

02 juin 2020

Après que les banques hexagonales ont publié il y a quelques semaines leurs résultats du premier trimestre, KPMG vient d’analyser leurs performances. Sans surprise, note le cabinet, «les quatre principaux groupes bancaires français ont été impactés par la soudaineté et l’ampleur de la crise sanitaire». En effet, cette dernière a d’abord affecté la croissance de leurs revenus. D’un montant agrégé de 29,9 milliards d’euros, leur produit net bancaire a reculé de 3 % sur un an, tandis que leurs profits chutaient de 35 %, à 2,5 milliards d’euros. En outre, la qualité de leur bilan s’est dégradée sur la période. Ainsi, le ratio de fonds propres durs (CET 1) moyen a reculé de 0,2 point en rythme annuel, à 13,9 %. A cela s’ajoutent également une hausse sensible du coût du risque (+ 130 % sur un an) et une détérioration du coefficient d’exploitation. Mesurant les charges d’exploitation rapportées au PNB, cet indicateur a augmenté en moyenne de 4 %.

Alors que le deuxième trimestre s’annonce compliqué dans la mesure où il intégrera pleinement les effets du confinement, KPMG conclut toutefois sur une note positive. A fin mars, les principaux groupes bancaires détenaient 1 127 milliards d’euros de réserves de liquidité, une somme en progression de 99 milliards sur trois mois.