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AOF - 23 août 2019


(AOF) - « Le nouveau plan de cession de Casino est positif en termes de crédit, mais reste vague », a souligné Moody’s dans un rapport publié hier. Le distributeur français, qui sera a surveiller en cette fin de semaine, avait annoncé mardi dernier viser deux milliards d'euros de cessions d’actifs supplémentaires en France. Une deuxième phase du plan, qui vient s'ajouter à la première phase déjà avancée : 2,5 milliards d'euros à réaliser d'ici le premier trimestre 2020, dont 2,1 milliards d'euros signés ce jour.

" La vente d'actifs supplémentaires aidera le groupe à réduire sa dette consolidée, ce qui est positif pour le crédit. Toutefois, les effets sur la diversité et la taille opérationnelles du groupe, ainsi que sur l'utilisation prévue des produits, restent pour l'instant inconnus ", souligne Vincent Gusdorf, Vice President – Senior Credit Officer chez Moody's dans un rapport.

Jusqu'à présent, Casino n'a pas indiqué quels actifs il envisage de céder. La prochaine vague de cessions pourrait concerner certains actifs de base, le groupe ayant déjà cédé nombre de ses activités annexes précise le rapport.

Outre le plan de cession d'actifs de 2,5 milliards d'euros, Casino a cédé 55 magasins déficitaires depuis le début de l'année, dont 15 hypermarchés sur un total de 122 au 31 décembre 2018.

Ainsi, "l'EBIT récurrent de l'année augmentera de 52 millions d'euros et rapportera 233 millions d'euros de produits, ce qui est positif pour le crédit".

Toutefois, bien que les nouvelles cessions d'actifs contribuent à réduire l'endettement financier net, l'agence note qu'une réduction d'échelle et de la diversité opérationnelle pourrait atténuer les effets positifs sur la qualité du crédit.

"La position de Casino en tant que quatrième distributeur français et sa position de co-leader sur le marché alimentaire brésilien sont les piliers clés de la qualité de son crédit", estime Vincent Gusdorf.

Il note par ailleurs, que toute transaction entraînant la création de nouvelles participations minoritaires ou le transfert de valeur aux actionnaires serait également négative en termes de crédit.