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ADP : un accord prévoit jusqu’à 1 150 départs volontaires, dont 700 non remplacés

AOF - 10 décembre 2020

(AOF) - Cette fois-ci, ce fut la bonne pour ADP (-0,94 % à 105 euros). Le groupe aéroportuaire est parvenu à s’entendre avec les organisations syndicales représentatives sur un accord de rupture conventionnelle. Les négociations ont duré deux semaines. Au final, l’accord fixe à 1 150 le nombre maximum de départs volontaires dont 700 ne seront pas remplacés. En parallèle, la direction s'est engagée à ce qu'aucun départ contraint pour motif économique n'ait lieu jusqu'au 1er janvier 2022.

" Cet accord s'inscrit dans l'objectif poursuivi dès le début des négociations sociales : sauvegarder durablement l'entreprise et préserver ses compétences tout en évitant des départs contraints ", a commenté ADP.

L'accord doit désormais être validé par la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi).

A l'instar de l'ensemble du secteur aérien, le groupe ADP a été frappé de plein fouet par la crise du Covid-19 et les mesures prises pour l'endiguer. Lors des neufs premiers mois de 2020, l'exploitant d'aéroports a vu son chiffre d'affaires chuter de 52,7 % à 1,67 milliard d'euros et son trafic s'effondrer de 61,8 %.

" Dans ce contexte, le Groupe ADP doit s'adapter pour passer d'un modèle d'accompagnement de la croissance à un modèle de gestion d'une situation dans laquelle les activités et les investissements seront réduits ", a expliqué l'exploitant des aéroports de Charles de Gaulle, Orly et Le Bourget.

Si le groupe est parvenu à sceller un accord avec les syndicats hier, il avait échoué début novembre à faire accepter son plan d'adaptation à la crise.

Ceci dit, ADP avait alors mis la barre très (trop?) haut en négociant trois accords en même temps : un accord d'activité partielle de longue durée (APLD), afin de faire face à la baisse d'activité ; un accord de rupture conventionnelle collective (RCC), afin d'accompagner les choix individuels de départ de chaque salarié ; un accord de performance collective (APC), afin de moderniser la relation au travail et de partager les efforts de façon solidaire.