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Analyse AOF clôture France/Europe - Encore une séance festive

AOF - 10 novembre 2020


(AOF) - Les principaux marchés actions européens ont prolongé leur rebond, toujours soutenus par l'espoir d'un potentiel vaccin. Les opérateurs ont compris que seule l'éradication de la pandémie permettra un retour à la normale. A cet égard, les Etats-Unis affichent leur optimisme en affirmant qu'ils pourraient démarrer leur campagne de vaccination dès le mois prochain, soit dès que le vaccin aura reçu le feu vert de la FDA. A la Bourse de Paris, les valeurs bancaires se sont de nouveau distinguées. Le CAC 40 a gagné 1,55% à 5 418,97 points. L'Euro Stoxx 50 a progressé de 1,02% à 3 442,62 points.

En repli de 4,62% à 285 euros, Adidas accuse la plus forte baisse du Dax, pénalisé par des perspectives prudentes dévoilées dans le sillage de résultats trimestriels contrastés. Au troisième trimestre, l'équipementier sportif a vu ses ventes reculer en raison de la faiblesse de la demande en Chine, une contre-performance étonnante comparée au rebond observé dans cette zone clef par le secteur du luxe. Surtout, le géant allemand s'attend à un quatrième trimestre tout aussi poussif avec le retour des reconfinements en Europe, région qui avait soutenu son activité au trimestre précédent.

Le camouflet est cinglant pour la direction d’Unibail-Rodamco-Westfield (URW). Réunis en assemblée générale, les actionnaires ont rejeté le projet d’augmentation de capital de 3,5 milliards d'euros. Ce résultat a été salué en Bourse par un bond de 18,10% à 50,5 euros de l'action du groupe immobilier spécialisé dans les centres commerciaux car une telle opération aurait été fortement dilutive. Le titre amplifie la progression du secteur, très bien orienté depuis l'annonce hier par Pfizer de résultats favorables pour son candidat-vaccin contre le Covid-19.

Sartorius Stedim Biotech a chuté de 6,43% à 299,60 euros. Comme la veille, un certain nombre de sociétés pharmaceutiques ou du secteur de la santé n'ont pas bénéficié des annonces favorables de Pfizer sur son candidat vaccin contre le Covid-19. Les investisseurs préfèrent se tourner vers les valeurs les plus malmenées pendant la crise sanitaire.

Les chiffres macroéconomiques du jour

La production industrielle a augmenté de 1,4% en septembre en France après une hausse de 1,1% en août, a annoncé l'Insee. Le consensus Reuters s'élevait à +0,8%. La production manufacturière a augmenté de +2,2 % après +0,8 % en août. Si la production a augmenté dans toutes les branches de l’industrie manufacturière, elle a été tirée par les matériels de transport (+8,8 %) et la cokéfaction-raffinage (+11,4 %).

Au troisième trimestre 2020, le nombre de chômeurs au sens du BIT atteint 2,7 millions de personnes en France (hors Mayotte), en hausse de 628 000 personnes. Sur le trimestre, le taux de chômage au sens du BIT bondit de 1,9 point, à 9% de la population active, après une baisse de 0,7 point le trimestre précédent. Il se situe 0,9 point au-dessus de son niveau d'avant-crise sanitaire au quatrième trimestre 2019.

En Allemagne, l'indice Zew du sentiment des investisseurs sur les perspectives économiques en novembre est ressorti à 39 après 56,1 en octobre. Les économistes tablaient en moyenne sur 41,7.

Vers 17h45, l'euro grappille 0,02% à 1,1815 dollar.