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Analyse AOF clôture France/Europe - La décision de la Fed en ligne de mire

AOF - 30 octobre 2019


(AOF) - Les marchés actions européens ont clôturé proches de l'équilibre alors que la Fed fera connaitre dans quelques heures sa décision de politique monétaire (à 19h). Une nouvelle baisse de 25 points de base est très largement anticipée par le marché. Les investisseurs s'intéresseront en particulier aux commentaires de son président Jerome Powell, dans l'espoir d'en savoir plus sur la future trajectoire des Fed Funds. Côté valeurs, PSA et Fiat Chrysler discutent mariage. Ainsi, le CAC 40 a progressé de 0,45% à 5 765,87 points tandis que l’EuroStoxx 50 a reculé 0,09% à 3 618,87 points.

En Europe, Deutsche Bank a chuté de 7,71% à 6,65 euros non seulement la première banque allemande affiche une perte pour le second trimestre consécutif, mais elle est plus lourde que prévu. Elle a ainsi affiché au troisième trimestre une perte nette, part du groupe, de 942 millions d'euros contre un profit net de 130 millions d'euros un an plus tôt. Le consensus Bloomberg s'élevait à -714 millions d'euros.


A Paris, Renault a laissé passer sa chance. PSA et Fiat Chrysler ont en effet confirmé que des discussions étaient en cours en vue de créer l’un des principaux groupes automobiles mondiaux. Actuellement, leur capitalisation combinée dépasse aisément les 40 milliards d’euros. Une telle fusion réjouit les marchés: PSA  et Fiat Chrysler ont bondi de respectivement de 4,53% et 9,99%. A l’inverse, Renault a cédé 4,02%, lui qui avait échoué à mener à bien son projet de fusion au printemps avec le constructeur italo-américain.

L'Oréal a bondi de 7,56% à 263,10 euros. Les investisseurs saluent le chiffre d'affaires trimestriel particulièrement robuste dévoilé par le numéro un mondial des cosmétiques. Au troisième trimestre, le groupe dirigé par Jean-Paul Agon a réalisé un chiffre d'affaire de 7,18 milliards d'euros sur la période, en hausse de 11 % à données publiées sur un an et de 7,8% en comparable.

Les chiffres macroéconomiques du jour


En France, les dépenses de consommation des ménages en biens ont diminué de 0,4 % en volume en septembre, a annoncé l'Insee. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une hausse de 0,1%. Cette baisse s'explique notamment par le repli de la consommation de biens fabriqués (–1,3 %). Les achats alimentaires rebondissent (+0,5 %), tandis que la consommation d'énergie est quasi stable (–0,1 %).

Au troisième trimestre 2019, le produit intérieur brut (PIB) en volume a progressé au même rythme qu’aux deux trimestres précédents : +0,3 %. Cette hausse est supérieure au consensus Reuters de +0,2%. Les dépenses de consommation des ménages accélèrent légèrement (+0,3 % après +0,2 %), alors que l'investissement ralentit (+0,9 % après +1,2 %). Au total, la demande intérieure finale hors stocks reste dynamique et progresse au même rythme qu’au trimestre précédent : elle contribue à la croissance du PIB à hauteur de +0,5 point.

L'indice du climat des affaires en zone euro s’est légèrement amélioré de 0,04 point en octobre 2019 à -0,19, contre un consensus de -0,24. De son côté, l'indice du sentiment économique est ressorti en baisse de 0,9 point à 100,8 contre un consensus de 101,1.

Selon une première estimation, les Etats-Unis ont enregistré une croissance du PIB de 1,9% en rythme annualisé au troisième trimestre 2019. Le consensus Reuters visait une croissance de 1,6%, après +2% au deuxième trimestre.

Aux Etats-Unis, l'enquête ADP révèle que le secteur privé américain a créé 125 000 emplois en octobre 2019. Le consensus Reuters tablait sur 120 000 après 93 000 (chiffre révisé de 135 000) en septembre.

Les promesses de vente immobilières pour le mois de septembre ont augmenté de 1,5% aux Etats-Unis, à comparer avec +1,4% en août et un consensus de +0,9%.

Vers 17h50, l'euro prend 0,10% à 1,1125 dollar.