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Analyse AOF clôture France/Europe - Pas de grande braderie pour le Black Friday

AOF - 27 novembre 2020


(AOF) - Les investisseurs n'ont pas bradé les actions pour le Black Friday, les bourses européennes terminant presque toutes dans le vert, sauf Londres. Malgré une journée calme aux Etats-Unis pour cette demi-séance post-Thanksgiving et alors que les doutes sur les résultats du vaccin d'AstraZeneca subsistent, l'optimisme est resté de mise. Les banques ont été sur le devant de la scène en raison de l'échec de la fusion BBVA-Sabadell, et le souhait du gouverneur de la Banque de France de reprendre le versement de dividendes. Le CAC 40 a gagné 0,56% à 5 598 points et l'EuroStoxx50, +0,66% à 3 534 pts.

Le secteur bancaire a été bien orienté à la Bourse de Paris, plusieurs membres de la BCE ayant ouvert la porte à une reprise du versement des dividendes. Dans quelle mesure pourront elles le faire et quelles en seront les modalités, l'incertitude reste cependant élevée. Après une interview d'Yves Mersch, Vice-président du conseil de surveillance prudentielle de la BCE, dans le Financial Times, à ce sujet, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, s'est prononcé en faveur " d’une ouverture prudente vers une distribution " des dividendes pour les banques.

EDF a bondi de 11,03% à 12,99 euros, soutenu par des perspectives favorables. Selon les Echos, les négociations entre la France et la Communauté européenne concernant le tarif de électricité nucléaire et la réorganisation de l'électricien français s'accélèrent. Pour Libération, un accord aurait même été trouvé. Selon Les Echos, Paris et Bruxelles seraient raccord sur les principes de la réforme du mécanisme régulant la vente de l'électricité nucléaire qu'EDF juge déséquilibré depuis de nombreuses années.

Miliboo a affiché une hausse soutenue aujourd'hui sur la place parisienne, le titre progressant de 4,27% à 3,91 euros. Le spécialiste de la vente en ligne de meubles est porté par la publication d'un chiffre d'affaires trimestriel de nouveau en forte hausse. Celui-ci s'est en effet établi au second trimestre de l'exercice 2020-2021 à 9,05 millions d'euros, soit une croissance organique de 19,5% sur un an, après +41,2% au premier trimestre. Cela porte le chiffre d'affaires semestriel à 18,28 millions, en hausse de 29,5%.

Les chiffres macroéconomiques du jour


Le revenu disponible brut (RDB) des ménages rebondit fortement en France au troisième trimestre (+3,7 % après –2,6 %, soit sa plus forte hausse trimestrielle depuis 1983 ; +1 % après −1,9 % en glissement annuel). La masse salariale reçue par les ménages augmente fortement (+13,1 % après –10,8 %), soutenue par le moindre recours au dispositif d'activité partielle et le rebond de l'emploi.

Les prix de production de l'industrie française se stabilisent en octobre 2020, après +0,3 % au mois précédent : ceux destinés au marché français sont quasi stables (+0,1 % après +0,3 %) tandis que ceux pour les marchés extérieurs se replient (–0,3 % après +0,5 %). Sur un an, les prix de production de l'industrie française diminuent de 2,0 % en octobre 2020 (après –2,1 %).

Au troisième trimestre 2020 en France, le produit intérieur brut (PIB) rebondit : +18,7 % (en révision de +0,4 point par rapport à la première estimation) après –13,8 % au deuxième trimestre. Le PIB demeure néanmoins nettement en dessous de son niveau d'avant la crise sanitaire : en volume, le PIB est inférieur de 3,9 % à son niveau du troisième trimestre 2019 (au lieu de –4,3 % à la précédente estimation). Les révisions tiennent principalement à l'intégration de nouveaux indicateurs pour le mois de septembre, notamment concernant la consommation des ménages et l'investissement en services.

Sur un an, les prix à la consommation ont augmenté de 0,2 % en novembre après avoir été stables le mois précédent, selon l'estimation provisoire réalisée par l'Insee en fin de mois. Cette hausse de l'inflation résulterait d'une accélération des prix des services et de ceux de l'alimentation. Les prix de l'énergie reculeraient au même rythme que le mois dernier. Les prix du tabac ralentiraient et ceux des produits manufacturés baisseraient davantage.

Le sentiment économique en Europe a reculé en novembre, à 87,6 points, contre 91,1 (révisé de 90,9) le mois précédent. Il reste toutefois légèrement supérieur au consensus de 86,5. Le sentiment industriel est lui passé de -9,2 en octobre (révisé de -9,6) à -10,1 en novembre, pour un consensus à -10,5. Le sentiment dans les services a lui aussi reculé à -17,3, contre -12,1 (révisé de -11,8) le mois dernier (consensus à -15,5).

L'indice de confiance des consommateurs européens est tombé à -17,6 points en novembre 2020, parfaitement conforme au consensus des analystes, contre -15,5 points en octobre. C'est son plus bas niveau depuis juin.


Vers 17h45, l'euro progresse de 0,35% à 1,1953 dollar.