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Analyse mi-séance AOF France/Europe - Net repli en attendant Wall Street

AOF - 08 septembre 2020


(AOF) - En timide hausse à l'ouverture, les principaux marchés actions européens ont rapidement basculé dans le rouge. A l'approche de la mi-séance, ils creusent nettement leurs pertes. Les investisseurs redoutent une reprise difficile à Wall Street après un long week end. Les futures new yorkais laissent en effet présager d'une ouverture en net repli du Nasdaq, signe que la vague de prises de bénéfices n'a pas fini de déferler sur les valeurs technologiques américaines. Vers 12h20, le CAC 40 abandonne 1,15% à 4 995,73 points tandis que l'Euro Stoxx 50 perd 1,04% à 3 279,59 points.

Au chapitre des valeurs européennes, EasyJet abandonne 5,70% à 592,60 pence sur la place de Londres. Si la compagnie aérienne britannique à bas coûts espérait tourner à 40% de ses capacités entre juillet et septembre, ce sera finalement « légèrement moins ». La faute notamment aux mesures de quarantaine imposées par le Royaume-Uni pour les voyageurs en provenance de plusieurs pays européens, dont la France. Face à une demande déprimée, easyJet réduit donc son offre et tâche de se concentrer sur les vols rentables.

Europcar Mobility Group dévisse de plus de 30% à 0,8475 euro sur la place de Paris, évoluant ainsi sur ses plus bas historiques. Lourdement impacté par la crise du Covid-19 lors du premier semestre, le loueur de véhicules prévient que les niveaux d’activité des secteurs du voyage et des loisirs durant l’été montrent que le retour à des niveaux pre-Covid sera très lent et que le calendrier d’une vraie reprise demeure extrêmement incertain. C’est dans ce contexte qu’Europcar veut engager des discussions avec les créanciers de sa dette corporate afin de procéder à une restructuration financière.

Interparfums progresse de 0,24% à 41,10 euros dans un marché boursier dégradé. Le fabricant de parfums sous licence a publié ce matin des résultats semestriels fortement dégradés par la fermeture de l'économie mondiale liée à la pandémie. Pour autant, le champion français des fragrances a limité la casse grâce à la souplesse de son modèle économique et au plan stratégique redéfini au mois d'avril.

Les chiffres macroéconomiques du jour


Entre fin mars et fin juin 2020, l'emploi salarié en France chute de 0,9 %, soit 215 200 destructions nettes d'emplois après −2 % (−499 700 emplois) au trimestre précédent, révèle l'Insee. Il retrouve ainsi fin juin 2020 un niveau comparable à celui de fin mars 2017.

En juillet 2020, le rebond des échanges entamé en mai se poursuit en France. Les importations remontent à 90 % et les exportations à 83 % de leur niveau moyen de 2019. Le redressement des exportations étant un peu supérieur à celui des importations, le déficit recule (-1,1 milliard d’euros après +0,7 en juin et +2,4 en mai) mais reste à un niveau élevé de 7 milliards d’euros.

En deuxième estimation, la contraction du PIB de la zone euro au deuxième trimestre 2020 ressort à -11,8% par rapport au trimestre précédent. Lors de la première estimation du 14 août dernier, elle s'était établie à -12,1%. Sur un an, le repli atteint -14,7% contre une première estimation de -15%.

Vers 12h20, l'euro perd 0,27% à 1,1785 dollar.