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BASTIDE : résultats annuels en forte hausse, mais…

AOF - 11 octobre 2018


(AOF) - Bastide n’a guère convaincu avec ses résultats annuels 2017-2018, en dépit de leur forte progression. Le titre a ainsi perdu 2,11% à 32,55 euros sur un marché parisien, certes, mal orienté. Hier soir, le groupe spécialisé dans le matériel médical a publié un résultat net de 7,5 millions d'euros (+36,2%) et un résultat opérationnel de 18,3 millions d’euros (+59,7%) au titre de son exercice 2017-2018 (clos fin juin).Toutefois, ces performances ressortent en dessous des attentes de Gilbert Dupont qui anticipait respectivement 9,4 millions d’euros (+70,6%) et 22,8 millions (+99,4%).

Bastide a été impacté par des éléments exceptionnels. D'une part, des charges non courantes à hauteur de -5 millions d'euros, liées principalement aux frais engagés lors des acquisitions (12 acquisitions réalisées sur l'exercice). D'autre part, une charge financière additionnelle de 1,2 million, liée aux frais de syndication des acquisitions, portant les frais financiers à 6,6 millions.

Gilbert Dupont note également que la pression tarifaire au sein des divisions Respiratoire (apnée du sommeil) et Nutrition Perfusion (nouvelle nomenclature Perfadom) a pesé à hauteur de 2,7 millions d'euros sur le résultat opérationnel courant.

Quant au chiffre d'affaires, il ressort en hausse de 32,5 % à 289,1 millions d'euros sur l'exercice.

Concernant ses perspectives pour l'exercice 2018-2019, Bastide vise un chiffre d'affaires annuel consolidé autour de 335 millions d'euros, hors nouvelles opérations de croissance externe.

Le groupe continue d'étudier de manière sélective des croissances externes ciblées afin de renforcer ses positions sur ses métiers stratégiques, à l'image de l'acquisition de FB Consult réalisée en juin en Respiratoire.

In fine, Gilbert Dupont a maintenu son objectif de cours de 35 euros, ainsi que sa recommandation Alléger sur le titre Bastide.

De plus, les perspectives moins attrayantes en termes de M&A et le manque de visibilité sur l'intégration des récentes acquisitions, en particulier celles de Badwater et Intus en Grande-Bretagne, incitent le bureau d'études à maintenir un biais négatif.