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Bourse : une semaine stable pour démarrer une période calme

AOF - 04 décembre 2020


(AOF) - Les bourses mondiales ont fini cette première semaine de décembre dans le vert, malgré un rapport sur l'emploi américain décevant. Le CAC 40 a ainsi terminé en hausse de 0,62%% à 5 609,15 points, pendant que l'EuroStoxx50 s'adjugeait 0,5% à 3 534,54 points, leur permettant ainsi de gagner sur la semaine 0,2% et 0,11% respectivement. Même tendance à Wall Street où le Dow Jones et le Nasdaq gagnent 0,54% et 0,52% en fin d'après-midi.

L'évènement de la journée se déroulait comme souvent du côté des Etats-Unis, où le rapport mensuel sur l'emploi était très attendu. Après des inscriptions hebdomadaires au chômage en baisse hier, les espoirs d'un impact moins fort que prévu de la crise sanitaire en novembre semblait tout à fait justifiés. Malheureusement, l'économie américaine n'a créé que 245 000 emplois non agricoles le mois dernier, alors que les marchés en attendaient 469 000.

Des espoirs déçu donc, mais qui n'ont pas pour autant poussé les investisseurs à vendre leurs actifs. Car ceux-ci espèrent bien que ces mauvais chiffres pousseront les responsables au Congrès à rapidement se mettre d'accord sur un nouveau plan de relance. Sans oublier qu'un nouveau coup de pouce de la Fed pourrait intervenir dès la mi-décembre, lors de sa prochaine réunion.

De plus, quelques motifs de satisfaction sont venus mettre en balance ce rapport sur l'emploi: d'une part, le chômage est ressorti légèrement meilleur que prévu à 6,7%, et d'autre part, les commandes à l'industrie en octobre ont dépassé les attentes.

Sur le Vieux Continent, la journée a été marquée par la poursuite des négociations sur le Brexit. Mais alors que les discussions semblaient avancer dans la bonne direction, la France a menacé d'opposer son veto si l'éventuel accord n'était pas satisfaisant.

Sur les marchés, Crédit Agricole (+4%) a dominé le CAC 40, suivi par Peugeot (+3,40%) et Total (+3,36% qui ont profité de l'annonce des pays de l'OPEP+ d'une hausse de leur production de pétrole de 500 000 barils par jour à partir de janvier.

A l'inverse, les valeurs défensives Hermes (-1,6%), LVMH (-1,15%) et Vivendi (-0,95%) ont fermé la marche.