Bourse

Sociétés

BP pénalisé par la baisse du pétrole

AOF - 29 octobre 2019


(AOF) - BP abandonne 3,62% à 493,44 pence, soit la plus mauvaise performance du Footsie. La compagnie pétrolière britannique a, certes, dévoilé des résultats trimestriels dégradés liés à la faiblesse des cours du pétrole, mais plutôt moins que prévu. En réalité, cette publication tombe dans un climat difficile pour le secteur pétrolier. Le baril de Brent cède en effet 1,2% à 60,8 dollars dans l'attente d'avancées sur le front de la guerre commerciale et de la publication des chiffres hebdomadaires des stocks de pétrole brut américain.

Au troisième trimestre, la major a réalisé un bénéfice net de 2,25 milliards de dollars, en repli de 40%. Toutefois, les analystes tablaient en moyenne sur 1,73 milliard.

Le groupe a en partie justifié cette chute par la baisse du pétrole. Le prix moyen du Brent sur la période est en effet ressorti à 62 dollars le baril contre 75 dollars un an plus tôt.

BP a par ailleurs été pénalisé par la mise en maintenance de certaines de ses activités dans des régions majeures, comme dans le Golfe du Mexique. Dans la zone, le groupe a dû interrompre 14 jours sa production en raison de l’ouragan Barry.

Le chiffre d'affaires est ressorti à 62,29 milliards, contre 80,8 milliards un an plus tôt.

La production, hors sa participation de 19,75% dans le russe Rosneft, a progressé de 4,4% à 2,57 milliards de barils équivalents pétrole par jour.

En excluant les paiements liés à la marée noire de Deepwater en 2010, BP a dégagé un cash flow opérationnel de 6,5 milliards de dollars.

Enfin, le groupe a annoncé son intention de supprimer, à l'avenir, son option de paiement du dividende en actions.

Les analystes ont bien accueilli cette publication. Évoquant des résultats solides, Berenberg a confirmé sa recommandation d'Achat et son objectif de cours de 600 pence sur le titre.

Un avis partagé par RBC, qui a maintenu son opinion Surperformance et son objectif de cours de 550 pence. Le broker estime que certains investisseurs espéraient l'annonce d'une hausse du dividende trimestriel. De son côté, le broker juge prudent la décision de le stabiliser à 10,25 cents par action. Pour lui, le plus important est d'alléger une dette de 46,5 milliards de dollars.

UBS a, lui, maintenu sa recommandation d'Achat et son objectif de cours de 580 cents. Le courtier salue la fin de l'option du paiement du dividende en actions. Cela simplifie selon lui le message adressé aux actionnaires, témoigne de la normalisation de la situation financière du groupe et ouvre la porte à des rachats d'actions.