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CASINO : l'ancienne centrale d'achat commune avec Intermarché dans le viseur de Bruxelles

AOF - 22 mai 2019


(AOF) - Casino a reculé de 3,40% à 29,85 euros sur la place de Paris, les pratiques d’Incaa, son ancienne centrale d’achat commune avec Intermarché, étant dans le viseur des autorités européennes. Le distributeur a confirmé la visite d’agents de la Commission européenne dans ses locaux, dans le cadre d’une enquête sur des pratiques anticoncurrentielles présumées. Un nouveau coup dur pour Casino, dont le titre peine à se redresser en Bourse alors que son endettement reste au cœur de toutes les préoccupations.

 

Rallye, sa maison-mère, a elle chuté 7,09% à 7,60 euros.

Créée en 2014 et dissoute l'année dernière, Incaa se retrouve dans le collimateur de la Commission européenne, qui dans un communiqué a confirmé avoir procédé à des inspections inopinées dans les locaux d'entreprises du secteur de l'alimentation au détail en France, sans toutefois citer de nom.

" Ces inspections font suite aux craintes de la Commission concernant deux entreprises de vente au détail qui pourraient avoir enfreint les règles de l'UE en matière d'ententes et d'abus de position dominante, qui interdisent les ententes et les pratiques commerciales restrictives ", peut-on lire dans un communiqué.

Les fonctionnaires de la Commission étaient accompagnés de leurs homologues de l'autorité française de la concurrence.

Bruxelles s'intéresserait aux pratiques de la centrale d'achat lors des négociations tarifaires auprès des groupes multinationaux.

L'alliance entre Intermarché et Casino visait à acheter de plus gros volumes. Elle portait sur les produits de grandes marques mais pas sur les produits que chacune des deux enseignes vendaient sous leurs marques propres, ni sur les produits frais agricoles ou de la pêche ainsi que sur les produits français issus d'entreprises petites, moyennes ou de tailles intermédiaires.

La Commission de la concurrence avait de son côté déjà lancé une enquête sur les pratiques d'Incaa en 2017. Celle-ci n'avait rien donné.

" Le fait que la Commission effectue de telles inspections ne signifie pas que les entreprises se sont rendues coupables de comportements anticoncurrentiels, pas plus qu'elle ne préjuge de l'issue de l'enquête elle-même ", souligne le communiqué de la Commission européenne.

Les procédures relatives aux comportements anticoncurrentiels ne sont par ailleurs, soumises à aucun délai légal.