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ERAMET pénalisé par la baisse du nickel après le référendum en Nouvelle-Calédonie

AOF - 05 novembre 2018


(AOF) - Eramet a cédé 4,87% à 80,05 euros, pénalisé par le repli du nickel. Le cours du "métal du diable" est en repli aujourd'hui révèle l'agence Reuters, après le résultat du référendum en Nouvelle-Calédonie. La victoire du "Non" sur l’accession à la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie conduit certains investisseurs à prendre une partie de leurs bénéfices sur ce métal, qui a clôturé vendredi dernier sur une hausse de 1,21% à 11 860,50 dollars la tonne.

Le résultat du référendum met fin à la relative incertitude qui planait sur le nickel. Une victoire du "Oui" aurait pu obscurcir la visibilité sur la production et l'exportation du métal en Nouvelle-Calédonie.

Le "caillou" est le troisième fournisseur mondial de nickel derrière les Philippines et l'Indonésie : 215 000 tonnes d'équivalent métal pour cet ingrédient galvaniseur d'acier.

Eramet, via SLN, la Société Le Nickel, est l'un des principaux acteurs du secteur. Or, son activité a été perturbée dans un contexte local perturbé à l'approche du référendum sur l'autodétermination.

Ces tensions autour de l'opérateur historique faisaient craindre une baisse de sa production en cas de victoire de "Oui", ce qui aurait sans doute tirer les cours du nickel à la hausse.

Plus globalement, la filière industrielle du nickel est un enjeu stratégique pour la Nouvelle-Calédonie, étroitement lié à l'évolution institutionnelle du territoire.

Le capital de la SLN est détenu à 56 % par Eramet, dont l'Etat détient un quart des participations, à 34 % par la Société territoriale calédonienne de participation industrielle (STCPI), représentant les trois provinces calédoniennes, et à 10 % par l'industriel japonais Nisshin Steel. 


Les dividendes reversés à la STCPI sont partagés à 50 % pour la province Nord, 25 % pour le Sud et 25 % pour les Iles.