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FDJ : « Il semble peu probable d'assister à une vente massive d'actions dès la fin du mois »

AOF - 14 novembre 2019


(AOF) - Le 7 novembre a marqué le coup d’envoi de la privatisation de la Française des Jeux (FDJ). La loterie nationale a fixé le prix de son introduction en Bourse (IPO) dans une fourchette de 16,50 à 19,90 euros par action pour les investisseurs institutionnels. En prenant le milieu de la fourchette, le ratio de valorisation de la FDJ devrait ressortir à 22 fois le bénéfice net, note Antoine Fraysse-Soulier, responsable de l'analyse de marchés chez eToro.

" Même si ce ratio est supérieur à la moyenne des entreprises du CAC 40 qui est de 17,4 fois, il reste néanmoins attrayant, car il se situe au-dessous de la moyenne de son secteur (le Travel&Leisure), qui est aux alentours de 27 fois les bénéfices ", souligne l'expert.

En outre, la souscription, qui a débuté le 7 novembre et se terminera le 19 novembre, propose de nombreux avantages aux particuliers. Ainsi, Antoine Fraysse-Soulier estime que " contrairement à ce que beaucoup affirment, il semble peu probable d'assister à une vente massive d'actions dès la fin du mois tant les modalités de souscription incitent à la conservation des titres ".

La FDJ présente d'ailleurs une croissance régulière dans la durée (5% par an en moyenne sur les 25 ans dernières années) et une politique de dividende attractive (80% redistribués aux actionnaires à partir de 2020).

Ces caractéristiques contribuent à ce que la Française des Jeux soit insensible aux cycles économiques, indique l'analyste.

" En cas de crise, les joueurs ne se détournent pas de leurs habitudes, il se pourrait même qu'ils augmentent leurs mises. Or les marchés financiers détestent l'incertitude, c'est pourquoi cette régularité est un avantage considérable ", conclut Antoine Fraysse-Soulier.