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Fusion DEUTSCHE BANK/COMMERZBANK : UNICREDIT aux aguets

AOF - 04 avril 2019


(AOF) - Si le rapprochement entre Deutsche Bank et Commerzbank ne voyait pas le jour, Unicredit envisagerait de prendre le contrôle de la seconde, affirme le Financial Times. En Bourse, l'action Commerzbank a gagné 2,87% à 7,41 euros tandis qu’Unicredit a cédé 0,82% à 12,08 euros et Deutsche Bank 0,86% à 7,579 euros. La banque italienne souhaiterait fusionner Commerzbank avec sa filiale allemande, HypoVereinsbank. "La combinaison serait logique pour l'Allemagne ", a déclaré au quotidn un proche du dossier. " Elle pourrait être présenté comme un champion national."

 

 

La création d'un tel "champion" est en effet l'une des raisons qui a poussé le gouvernement allemand à soutenir les discussions en vue d'une fusion entre les deux établissements allemands.

La probabilité d'un échec des discussions entre Deutsche Bank et Commerzbank s'est toutefois renforcée en raison des préoccupations exprimées par les parties prenantes (syndicats, actionnaires, employés et politiciens) à propos d'une telle opération. Elles s'inquiètent en particulier des destructions d'emplois qui pourraient atteindre 30 000 postes. Soulignant l'affaiblissement du soutien politique à la fusion, Scope Ratings évalue sa probabilité de réalisation à 60%.

La consolidation étant l'un des principaux thèmes de ce début d'année pour le secteur bancaire européen, le sujet a été abordé par le président de Société Générale, Lorenzo Bini Smaghi, au cours d'une rencontre avec la presse prévue de longue date. Il a réaffirmé la position de la banque exprimée à plusieurs reprises ces derniers mois : " Société Générale souhaite être un acteur de la consolidation du secteur bancaire en Europe lorsqu'elle arrivera ".

Toutefois, l'union bancaire n'est pas encore achevée, la garantie des dépôts n'étant pas uniformisée au niveau européen. Les conditions ne sont donc pas encore réunies pour qu'elle intervienne. Selon Lorenzo Bini, une première étape est nécessaire, celle de la consolidation des marchés bancaires allemand et italien, qui sont trop fragmentés.