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Immobilier : Paris flirte avec le risque d'une bulle selon UBS GWM

AOF - 27 septembre 2018


(AOF) - Le risque le plus élevé d'une bulle immobilière se situe à Hong Kong, suivie de Munich, Toronto, Vancouver, Amsterdam et Londres, selon le rapport UBS Global Real Estate Bubble Index 2018. De forts déséquilibres sont également manifestes à Stockholm, Paris, San Francisco, Francfort et Sydney.

S'agissant de la capitale française, le Chief Investment Office d'UBS Global Wealth Management, Mark Haefele, explique qu'elle est en train de flirter avec le risque d'une bulle immobilière. Les prix y culminent à des niveaux records.

Plusieurs facteurs ont contribué à accélérer l'augmentation des prix ces derniers trimestres: des conditions de financement avantageuses, un regain d'optimisme à l'égard de l'économie et les fantasmes de gains liés au Brexit.

Selon la banque suisse, les signes d'une surévaluation se multiplient, car les revenus et les loyers stagnent en termes réels, alors que les prix atteignent de nouveaux sommets. Résultat: Paris connaît les prix les plus prohibitifs d'Europe continentale. Pour acheter un logement de 60 mètres carré, un salarié qualifié dans le tertiaire doit y consacrer 14 ans de salaire. Il lui semble donc improbable que la hausse des prix continue à ce rythme.

Les valorisations sont élevées à Zurich et Genève, ainsi qu'à Los Angeles, Tokyo et New York. A l'inverse, les marchés immobiliers semblent être à leur juste valeur à Boston, Singapour et Milan, voire sous-évalués à Chicago.

"Bien que de nombreuses métropoles soient exposés à un risque de bulle immobilière, la situation actuelle n'est pas du tout comparable à celle qui prévalait avant la crise," explique Mark Haefele, Chief Investment Officer chez UBS GWM. "Toutefois, les investisseurs doivent rester sélectifs au sein des marchés immobiliers présentant un risque de bulle, comme Hong Kong, Toronto et Londres."

"Ces cinq dernières années, le rendement médian total de l'immobilier résidentiel dans les plus grandes villes des pays industrialisés était de 10% par an. Ce chiffre inclut le revenu locatif imputé et les bénéfices comptables dus à la hausse des prix," précise Claudio Saputelli, responsable de l'immobilier au CIO d'UBS GWM. "On peut se demander si ces rendements resteront aussi attrayants au cours des prochaines années. C'est pourquoi nous recommandons la prudence avant l'achat de biens résidentiels dans la plupart des grandes villes des pays industrialisés."