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KERING à la recherche d'un accord avec la justice italienne

AOF - 28 novembre 2018

(AOF) - Selon Reuters, le parquet de Milan a clôturé son enquête portant sur une évasion fiscale présumée d'environ un milliard d'euros opérée par Gucci, la principale filiale de Kering. L'agence de presse indique que la fin de l'enquête ouvre la voie à une demande formelle de procès.

L'affaire sera renvoyée devant le tribunal à moins que, dans les 20 jours, les deux parties ne parviennent à un accord ou que de nouvelles preuves ne soient découvertes, précise Reuters.

La justice soupçonne la marque de luxe d'avoir payé des impôts sur les bénéfices générés par des ventes en Italie dans un autre pays au régime fiscal plus favorable.

La justice estime que Gucci doit au fisc italien environ un milliard d'euros pour des revenus qu'il aurait engrangés entre 2010 et 2016.

Elle estime que ces revenus, enregistrés via la plate-forme de logistique et de distribution Luxury Goods International (LGI) basée en Suisse et utilisée par la plupart des marques de Kering, devaient être imposés en Italie et non en Suisse.

En mars dernier, lorsque l'information avait été révélée, Kering avait rappelé que " LGI était un hub stratégique majeur notamment pour la distribution et la logistique centralisées des marques de Kering".

"Ce modèle d'exploitation est connu des autorités fiscales françaises et des autres autorités fiscales compétentes ", avait assuré la société. Cette dernière avait rappelé que " chacune des sociétés du groupe implantées en Suisse exerçait une activité économique effective. A ce titre, le groupe s'acquitte en Suisse des impôts dus, en conformité avec la loi et le statut fiscal de la société ".

"Kering a mis en place une gouvernance d'entreprise visant à assurer une conformité totale avec les réglementations fiscales dans les pays où il est présent ", avait-il enfin ajouté.

Dans une note publiée ce matin, Citi évoque le dossier, estimant que Kering pourrait trouver un accord correspond à la somme non réglée selon l'Italie, soit un milliard d'euros. Une décision qui impacterait le titre d'environ 8 euros, conclut le broker.