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La valeur du jour à Paris Un « nouveau départ » pour l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi ?

AOF - 12 mars 2019


(AOF) - « Un nouveau départ ». C’est ainsi que l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi définit la nouvelle gouvernance qu’elle souhaite mettre en place. Cela passera par la création d’un conseil opérationnel de l’Alliance qui sera chargé de la coordination entre les trois constructeurs automobiles. Les décisions seront fondées sur le consensus. Il s’agit clairement pour Renault de tourner la page Carlos Ghosn et de pacifier ses relations avec ses partenaires japonais. Une unité retrouvée qui permet à Renault de progresser de 1,33% à 59,51 euros sur la place de Paris.

Jean-Dominique Senard, le président de Renault, sera également le président de ce nouveau conseil, auquel siègeront les directeurs généraux de Renault (Thierry Bolloré), Nissan (Hiroto Saikawa) et Mitsubishi Motors ( Osamu Masuko).

La nouvelle entité prévoit de se réunir chaque mois, à Paris ou Tokyo.

Ce conseil sera le seul organe de supervision des opérations et de la gouvernance de l'Alliance, en lieu et place des sociétés néerlandaises RNBV (Renault-Nissan BV) et NMBV (Nissan-Mitsubishi BV), des structures opaques qui en avaient la charge jusque-là.

Les accords formels de la création de ce nouveau conseil seront signés à l'occasion du vingtième anniversaire de l'Alliance, le 27 mars prochain.

Ce " nouveau départ ", comme il est présenté, laisse toutefois de côté la question des participations croisées entre les membres de l'Alliance. Actuellement, cette dernière penche clairement du côté de Renault : il détient 43,4% de Nissan, alors que le japonais ne détient en retour que 15% du français, sans droit de vote.

Cette influence française est une pomme de discorde récurrente entre Renault et Nissan.

Par ailleurs, reste à savoir ce qu'il adviendra de l'unité affichée par les membres de l'Alliance lorsque Carlos Ghosn lancera sa contre-attaque médiatique. Fin janvier, l'ex dirigeant de Renault n'avait" aucun doute " sur le fait que les accusations dont il faisait l'objet étaient la conséquence d'un " complot " et d'une " trahison " des dirigeants de Nissan...