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La valeur du jour à Wall Street FORD : le titre lourdement sanctionné dans le sillage des résultats du quatrième trimestre

AOF - 05 février 2020


(AOF) - C’est la panne sèche pour Ford à Wall Street. Le titre du constructeur automobile américain plonge de 9,91% à 8,27 dollars. Les investisseurs sanctionnent les résultats 2019 décevants dévoilés par le groupe. Une déception renforcée par les perspectives 2020 moroses communiqués par la firme de Dearborn. Dans le détail, Ford a accusé une perte nette de 1,7 milliard de dollars entre octobre et décembre, ou -42 cents par action, à comparer avec une perte nette de 100 millions de dollars, ou -3 cents par action, un an plus tôt.

 

Ces résultats sont obérés par une charge exceptionnelle de 2,2 milliards de dollars liée au régime retraite de ses salariés. Ford a également été pénalisé par le déclin de ses ventes en Amérique du Nord et des investissements liés au lancement de nouveaux modèles.

Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action atteint +12 cents, décevant les attentes du consensus FactSet qui s'établissaient à 17 cents.

Pour sa part, le chiffre d'affaires s'établit à 39,7 milliards de dollars au quatrième trimestre 2019, en baisse de 5% sur un an, ressortant globalement en ligne avec les attentes du marché (9,6 milliards).

" Sur le plan financier, les performances de la société en 2019 ont été inférieures à nos attentes initiales, principalement parce que notre exécution (…) n'a pas été assez bonne ", a reconnu Jim Hackett, le PDG de Ford.

" Nous en assumons la responsabilité et avons apporté des changements ", a ajouté le dirigeant.

Pour autant, le constructeur automobile ne se rattrape pas du côté des perspectives. Sur l'exercice 2020, Ford table sur un bénéfice net par action compris entre 0,94 et 1,20 dollar, soit bien moins que ce qu'attendait le marché (1,28 dollar).

Ces résultats et perspectives de Ford semblent suggérer que la transformation initiée par le PDG prendra beaucoup plus de temps à se concrétiser que prévu (tout comme l'objectif de marge à long terme de 8%...), a commenté Oddo BHF.

Le bureau d'études souligne aussi que la direction a clairement indiqué, lors d'une conférence téléphonique, que ces guidances ne prenaient pas en compte les impacts financiers éventuels liés au coronavirus. Le management précise seulement qu'un impact modeste pouvait être absorbé au sein de la fourchette de prévision.