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Le NASDAQ s'oppose à EURONEXT pour le rachat de la Bourse d’Oslo

AOF - 30 janvier 2019

(AOF) - La Bourse d’Oslo l’avait annoncé début janvier, d’autres candidats s’intéressaient à elle en dehors d’Euronext, qui avait formulé fin décembre une offre de rachat. Si le journal britannique, Evening Standard, évoquait la semaine dernière l’intérêt du London Stock Exchange pour Oslo Børs VPS, la surenchère est finalement venue d’outre Atlantique, du Nasdaq, qui dispose déjà d’une présence importante dans les pays nordiques : Finlande, Suède, Pays baltes… L'irruption de cet adversaire a pesé sur l'action Euronext, qui a reculé de 1,19% à 53,85 euros.

La Bourse américaine propose d'acquérir la totalité des actions émises par Oslo Børs VPS au prix de 152 couronnes norvégiennes, soit 5% de plus que l'offre d'Euronext, qui propose 145 couronnes par action en numéraire. L'offre du Nasdaq valorise la Bourse d'Oslo à 674 millions d'euros.

Fin décembre, Euronext a indiqué qu'il bénéficiait du soutien irrévocable d'actionnaires représentant 50,5% du capital de la Bourse d'Oslo. Euronext avait ensuite lancé son offre le 14 janvier. Interrogée par AOF, le Bourse paneuropéenne n'a pas souhaité faire de commentaires.

La Bourse d'Oslo est valorisée 770 millions de dollars par l'offre du Nasdaq. Ce dernier se targue pour sa part du soutien du Conseil d'administration et de la Direction générale de la Bourse d'Oslo, qui ont décidé à l'unanimité de recommander aux actionnaires d'accepter l'offre du groupe américain et de rejeter l'offre d'Euronext.

Par ailleurs, les deux plus importants actionnaires d'Oslo Børs, DNB and KLP, ont accepté d'apporter leurs actions. Au total, le Nasdaq a reçu des pré-acceptations irrévocables représentant 35,11% du capital de la Bourse d'Oslo.

Pour UBS, les régulateurs locaux pourraient jouer un rôle crucial dans la détermination de l'issue de cette guerre de surenchères. A sa connaissance, ils ont quatre mois pour décider si Euronext est un opérateur boursier "apte" (fit and proper). Sans préjuger du résultat final, l'analyste estime que le support du Conseil d'administration et le soutien de 35% des actionnaires à l'offre du Nasdaq devrait peser sur la décision des régulateurs.