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PERNOD RICARD se renforce dans le vin en Chine

AOF - 09 avril 2019


(AOF) - Pernod Ricard a abandonné 0,34% à 159,85 euros. Les investisseurs ne réagissent pas à l'annonce d'un accord de distribution dans le vin en Chine. La filiale chinoise du numéro deux mondial des vins et spiritueux a signé un contrat en vue de devenir, à partir du 1er juillet 2019, le distributeur exclusif des vins des Domaines Barons de Rothschild en Chine. Ce contrat concerne la série Collection, dont les marques Legende R et SAGA R. En revanche, il n'inclut pas les vins prestigieux Chateau Lafite, Duharr Milon, Rieussec et L'Evangile.

Le bureau d'études estime que cette collaboration constitue une opportunité pour Pernod Ricard de compléter son portefeuille de marques de vins en Chine, qui intègre déjà Jacob's Creek, Campo Viejo, Stoneleigh, St Hugo et Louis Latour.

Si les montants concernés restent faibles (250 000 caisses de neuf litres, soit environ deux millions d'euros), ce partenariat permet au groupe de creuser son empreinte dans le domaine de la restauration et d'élargir son offre de vins.  

Dans ce cadre, l'analyste continue d'apprécier toutes les qualités de Pernod Ricard, et notamment son potentiel de croissance et l'amélioration de son efficacité opérationnelle. Pour autant, ajoute-t-il, le titre semble correctement valorisé.

Aussi, Jefferies a confirmé sa recommandation Conserver et son objectif de cours de 160 euros sur Pernod Ricard.

L'intermédiaire s'interroge enfin sur cet accord après les rumeurs relayées début mars par Bloomberg selon lesquelles le groupe envisageait de céder sa division vin.

Jefferies rappelle que le vin occupe deux rôles clefs chez Pernod Ricard. En premier lieu, il permet de faciliter la diffusion de ses alcools. De plus, le vin permet de réduire la base des coûts fixes du groupe dans certains pays, Royaume-Uni notamment.

Le courtier reconnaît que l'ajout d'une marque de vin à son portefeuille en Chine pourrait faciliter la cession d'actifs moins stratégiques dans le vin, à plus faible croissance et à plus faible marge.

Toutefois, le broker continue de douter de la probabilité d'une vente de la totalité de la branche vin, étant donné l'impact limité de cette cession, tant d'un point de vue stratégique que financier.