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RICHEMONT malmené par le Covid-19

AOF - 16 juillet 2020


(AOF) - L'action Richemont pâlit (-4,60% à 61,38 francs suisses vers 17h40) à Zurich et déteint sur le reste du secteur du luxe. A Paris, Kering a perdu 2,2%, LVMH, 1,5% et Hermès, 1,3%. Après Swatch mardi, le groupe propriétaire de Cartier ou encore des montres IWS a fait état d'une chute de 47% de ses ventes au deuxième trimestre 2020, soit entre les mois d'avril et juin, c'est-à-dire au coeur de la période de confinement. Les ventes en ligne, un segment cher au suisse, sont loin d'avoir compensées l'effondrement des ventes en boutiques. Seul point positif, les ventes en Chine, déjà déconfinée, ont rebondi de 47%.

Au deuxième trimestre 2020, qui est le premier trimestre fiscal de Richemont, les ventes ont chuté de 47% à données publiées comme comparables pour s'établir à 1,993 milliard d'euros. Cet effondrement dépasse les craintes du marché. Selon UBS en effet, ce chiffre d'affaires manque de 7% le consensus et de 4% sa propre prévision.

Le géant helvète a été contraint, comme le reste du secteur, de fermer l'essentiel de ses points de vente durant plusieurs mois. Résultat, ses ventes ont flanché de 59% en Europe et de 61% en zone Amériques.

Dans ce contexte, l'amélioration des conditions sanitaires en Asie a représenté une aubaine. Les ventes de Richemont dans la région "n'ont reculé que de 29%". Surtout, les Chinois, acteurs essentiels du secteur, sont revenus dans les boutiques rouvertes : les ventes ont bondi en Chine de 47%.

En termes de segments de marché, le "hard luxury", c'est-à-dire la joaillerie-orfévrerie, a vu ses ventes baisser de 41% tandis que l'horlogerie, à-priori mieux margé, a subi une chute de 56%.

Richemont n'a pas évoqué de perspectives, se contentant d'assurer "qu'30 juin, tous les centres de distribution et la plupart des commerces ont rouvert, à l'exception du continent américain et du segment du commerce voyageurs", soit deux marchés clefs pour le secteur....

Enfin, les ventes en ligne, hors sites des distributeurs, ont naturellement superformé pour représenter 8% des ventes totales du groupe contre 2% un an plus tôt. Un chiffre encourageant certes, mais qui montre que les ventes en ligne reste un créneau marginal dans le luxe.