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VIVENDI : JPMorgan envisage deux scénarios pour l'IPO d'UMG

AOF - 17 juin 2021


(AOF) - JPMorgan a réitéré sa recommandation d'Achat avec un objectif de cours de 43 euros sur le titre Vivendi. Dans une note d'analyse, la banque américaine étudie deux scénarios potentiels pour l'introduction en bourse de la pépite de l'empire Bolloré, Universal Music Group (UMG) : un "scénario Bluebell" dans lequel Vivendi utilise le produit de la vente d'UMG pour des dividendes spéciaux, versus le "Masterplan Bolloré", qui se déroule presque exactement comme la banque l'avait envisagé. Dans les deux cas, elle considère que la scission d'UMG sera suivie d'un rachat d'actions Vivendi.

"Le scénario Bluebell pourrait impliquer une valorisation de 39 euros par action, explique JPMorgan, tout en conservant l'indépendance et l'optionnalité de Vivendi. Le "Masterplan" - qui suppose une Offre Publique de Rachat d'Actions (OPRA) avec une prime de 15 % et une offre de Bollore avec une prime de 25 % (dans les deux cas, les activités restantes se négocieraient avec une décote de 30 % de la somme des parties) - se traduirait par une valeur de 43 euros pour les actionnaires".

"Toutefois, le rendement plus élevé s'accompagne d'un plus grand risque, à savoir que la décote de la somme des parties soit plus importante et les primes plus faibles", ajoute la banque.

Les deux scénarios suggèrent ainsi une hausse de sa valorisation d'UMG, qui passe de 47 milliards d'euros à 50 milliards d'euros afin de refléter "le développement plus important des marges et les preuves croissantes de la hausse des prix des abonnements".

Enfin, l'analyste récapitule les incidences fiscales que pourrait impliquer la redistribution de 60% du capital d'UMG aux actionnaires de Vivendi: "le groupe Bollore sera largement exonéré d'impôt en vertu du régime 'mère-fille', explique l'analyste. Si certains investisseurs du Moyen-Orient, les véhicules de placement collectif et les actions détenues dans des plans d'épargne peuvent être exonérés, il semble probable que la plupart des autres investisseurs internationaux seront soumis à une retenue à la source de 10 à 15 %".

Selon JPMorgan, dans les semaines à venir, nous pouvons donc nous attendre à ce que les investisseurs exonérés profitent de l'arbitrage fiscal et représentent une proportion plus importante de l'actionnariat, réduisant ainsi l'obligation fiscale globale. "Les investisseurs doivent régler l'impôt en espèces ou Vivendi peut vendre des actions pour couvrir l'impôt dû, le nombre net d'actions étant distribué", conclut la banque.