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VIVENDI riposte de nouveau dans le dossier Telecom Italia

AOF - 25 février 2019


(AOF) - Alors que l’Assemblée générale de Telecom Italia (TIM) planifiée le 29 mars prochain arrive à grand pas, Vivendi a présenté hier "ses propositions pour redonner de la valeur" à l’opérateur italien dans le cadre d’une sollicitation de procurations lancée conformément au droit italien. L'Assemblée générale doit se prononcer sur la proposition du groupe français de révoquer cinq des dix membres du Conseil d'administration issus de la liste d'Elliott et de les remplacer par cinq administrateurs indépendants.

 

"La nouvelle composition du Conseil d'administration ainsi proposée redonnera à TIM les conditions et les garde-fous nécessaires pour disposer d'une gouvernance adéquate et tenir ses promesses. Elle devrait également permettre au Conseil d'agir de manière plus efficace et cohérente", a notamment commenté le groupe dans un communiqué.

Le propriétaire de 24% de TIM est opposé à la gouvernance du fonds activistes. Selon lui, "Elliott trompe les investisseurs. Ses actions ont entraîné une destruction importante de la valeur et mis en péril la stabilité financière de TIM".

Le groupe a d'ailleurs listé les points noirs, selon lui, de la gouvernance d'Elliott, remettant par exemple le remplacement d'Amos Genish sous le feu des projecteurs.

"Après avoir été confirmé par un vote écrasant en mai 2018, Amos Genish a été évincé en novembre par un "coup d'État" du conseil d'administration qui allait à l'encontre des pratiques de base en matière de gouvernement d'entreprise".

Malgré ces offensives, Vivendi assure qu'il ne s'agit pas d'une lutte par procuration visant à contrôler TIM. Il s'agit plutôt d'une proposition de nomination d'un Conseil Neutre, ne laissant aucune partie unique sous contrôle.

Ainsi, pour redresser l'opérateur italien dont l'endettement dépasse 25 milliards d'euros, Vivendi s'est notamment dit prêt à soutenir une fusion dans le réseau fixe entre l'opérateur italien et Open Fiber si les conditions sont réunies.

"Vivendi est prêt à soutenir la fusion d'Open Fiber avec TIM si les conditions opérationnelles, financières et réglementaires sont justes et équitables et supervisées par un Conseil d'administration indépendant contrôlé par des administrateurs indépendants", a indiqué le groupe français dans le document de présentation.