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Ecofi marie intelligence artificielle et ISR

24 juin 2019 - optionfinance.fr

Alors que l’utilisation des critères ESG dans l’analyse des risques d’une valeur se généralise parmi les gérants, Ecofi Investissements cherche à aller plus loin grâce à la technologie et lance un fonds actions ISR piloté par un algorithme d’intelligence artificielle (IA). «L’apparition d’une controverse environnementale, sociale ou de gouvernance sur une entreprise conduit souvent à une chute de ses titres, mais attendre ce stade pour exclure le titre d’un portefeuille ISR conduit à détruire de la performance financière, explique Christophe Geissler, fondateur de la fintech Advestis, spécialisée dans les technologies d’IA appliquées à l’asset management et qui accompagne Ecofi depuis 2013. L’objectif de nos modèles est d’identifier, sur une base statistique, des signaux faibles permettant de détecter à un stade précoce l’occurrence d’un accident boursier.» Concrètement, l’outil passe en revue les scores fournis par les agences de notation extra-financière et par la société de gestion, les croise avec des données de marché traditionnelles et en déduit des corrélations fines. Ces corrélations peuvent d’ailleurs évoluer dans le temps, ce que les technologies utilisées, de type «machine learning», permettent de capter : le modèle «réapprend» tous les six mois sur la base des données les plus récentes.

Il est donc conçu pour être autonome. «Les décisions d’investissement du fonds, qu’il s’agisse du choix des valeurs comme de leur pondération, sont prises par l’algorithme mais il fait également apparaître de manière explicite la trentaine de règles sur lesquelles il se base, car il est essentiel pour nous que cet outil ne soit pas une boîte noire», souligne Tony Boisseau, gérant quantitatif chez Ecofi. Lancé début juin avec 25 millions d’euros sous gestion, le fonds a préalablement fait l’objet de simulations sur les données passées. «Notre modèle parvient à générer une surperformance de l’ordre de 2 à 3 % par an avant frais de gestion par rapport à un indice actions traditionnel et à réduire d’au moins 30 % les pertes maximales du portefeuille», affirme Christophe Geissler.