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Les institutionnels continuent à vouloir se renforcer sur le non-coté


25 janvier 2019 - optionfinance.fr

Les investisseurs institutionnels s’inquiètent de la possibilité d’un retournement de cycle en 2019. Interrogés par BlackRock entre novembre et décembre dernier, 56 % en faisaient leur principale préoccupation. Pour les répondants européens de l’étude, cette proportion s’élève même à 68 %. En 2017, c’était le risque géopolitique qui dominait. Dans ce contexte, les institutionnels européens optent pour la prudence : la part des répondants qui déclarent vouloir réduire leur exposition aux marchés actions est de 10 points supérieure à la part de ceux qui envisagent de l’augmenter. La tendance est encore plus marquée sur les marchés obligataires, où ce différentiel atteint 29 points. Seule exception : la dette émergente, en devises fortes ou locales, sur laquelle les investisseurs pourraient se renforcer. Mais ce sont avant tout les classes d’actifs non cotés qui sont plébiscitées : le private equity (avec un différentiel de 37 points en faveur d’une hausse de l’exposition), les actifs réels (56 points) et l’immobilier. Cet axe de diversification n’est pas nouveau mais il se sophistique. «En matière d’infrastructures, les investisseurs institutionnels ne se contentent plus des gros projets regardés par l’ensemble du marché, mais se positionnent aussi sur les projets plus complexes, y compris dans les pays de la périphérie de l’Europe, observe Patrick Liedtke, directeur général en charge de la clientèle institutionnelle de BlackRock pour la zone EMEA. Cela leur permet de diversifier leur exposition et de choisir le couple rendement/risque qui leur convient le mieux.» Une tendance similaire est à l’œuvre en ce qui concerne l’immobilier, où les projets dits «value-added» impliquant une profonde rénovation des biens ont la cote, mais aussi la dette privée, au profit d’émetteurs notés B ou BB.