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Etude

Les institutionnels ne sont pas assez exposés à la dette émergente

21 novembre 2018 - fundsmagazine.fr

Une étude menée par un groupe d’étudiants de la Sloan School of Management du Massachusetts Institute of Technology (MIT), encadrée par NN Investment Partners (NN IP), démontre que l’allocation optimale à la dette émergente au sein d’un portefeuille obligataire dans un environnement de hausse des taux oscille entre 8 et 35 %, en fonction de l’appétit des investisseurs pour le risque. La dette émergente pèse pourtant peu sur les principaux benchmarks obligataires.
L’étude compare le profil risque/rendement de plusieurs secteurs obligataires en temps de hausse des taux au cours des quinze dernières années et détermine les allocations optimales à la dette émergente, tout en prenant en compte les niveaux de tolérance du risque de déclin économique. La corrélation entre classes d’actifs a été établie pour les périodes de hausse de taux. L’étude conclut que même les investisseurs affichant le plus faible niveau de tolérance au risque de déclin économique sur un an (0 %) peuvent tirer avantage d’une allocation de 8 % à la dette émergente. Pour les investisseurs dont le niveau de tolérance au risque de déclin économique est modéré (- 5 %), l’allocation de dette émergente s’élève à 26 %. Si le risque de déclin économique est de - 15 %, l’allocation optimale est de 35 %.
En dépit de la taille de la classe d’actifs, d’un profil risque/rendement avantageux au cours des quinze dernières années et de fondamentaux solides, l’allocation à la dette émergente demeure faible. Une étude sur le sentiment des investisseurs vis-à-vis de la dette émergente parue en mars dernier démontrait que les investisseurs institutionnels n’allouent qu’entre 1 et 5 % de leurs actifs à la dette émergente et que la part de ce secteur est faible : seulement 2 % de l’indice Citi WGBI, 3,1 % du Bloomberg Global Treasury et 6 % du Bloomberg Barclays Global Treasury. Cela s’explique par le fait que la dette émergente n’est pas représentée de façon proportionnelle au sein des benchmarks obligataires, car plusieurs obligations et pays ne remplissent pas les critères pour y être inclus.