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Etude

Les investisseurs obligataires voient une fin de cycle proche

27 mars 2019 - fundsmagazine.fr

Invesco publie sa deuxième étude annuelle mondiale sur la gestion obligataire (Global Fixed Income Study), qui analyse en détail le comportement des investisseurs obligataires. Réalisée dans le cadre d’entretiens individuels auprès de 145 spécialistes obligataires et responsables de l’investissement de la zone EMEA, en Amérique du Nord et en Asie-Pacifique (soit un total de 14 100 milliards de dollars d’encours sous gestion), elle révèle en outre que les investisseurs s’intéressent de plus en plus aux problématiques géopolitiques susceptibles de venir perturber les marchés. Près de la moitié (46 %) des investisseurs ont ajusté leurs allocations en portefeuille en réponse aux tensions commerciales. Particulièrement sensibles à ces problématiques, deux tiers (65 %) des investisseurs wholesale ont été influencés par le Brexit et ont décidé de modifier leurs allocations aux actifs européens et britanniques. Seul un tiers (34 %) des investisseurs institutionnels indique avoir modifié ses allocations aux actifs européens et britanniques en réponse au Brexit.
Par ailleurs, l’expansion économique actuelle étant l’une des plus longues jamais enregistrées (près de dix années), certains investisseurs inquiets commencent à douter de sa longévité et restent à l’affût de tout élément déclencheur susceptible d’y mettre un terme. Dans l’ensemble, les investisseurs obligataires s’accordent à dire (pour 49 % d’entre eux) que le cycle touchera à sa fin d’ici un an ou deux, c’est-à-dire entre fin 2019 et fin 2020.
Sur le plan régional, l’étude révèle également d’importantes divergences de perspectives du cycle économique parmi les investisseurs obligataires. Les investisseurs de la région Asie-Pacifique estiment que l’expansion durera encore un an ou deux, tandis que ceux de la région EMEA sont plus optimistes quant à sa longévité au-delà de cette période. En Amérique du Nord, en revanche, les investisseurs obligataires sont plus pessimistes, et plus de la moitié (52 %) d’entre eux pensent que l’expansion touchera à sa fin dans les douze prochains mois.