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Mirova ne connaît pas la crise

Funds Magazine - 16 décembre 2020

Portée par le développement de l’investissement socialement responsable (ISR), Mirova affiche une dynamique de croissance solide. A fin septembre 2020, la collecte nette de la société de gestion se montait à 3,2 milliards d’euros, déjà supérieure à celle de l’année 2019 au complet. «Les résultats sur l’année seront bien plus élevés que ce chiffre», assure en outre Anne-Laurence Roucher, directrice générale déléguée de Mirova. Des flux positifs qui ont porté les encours sous gestion de cet affilié de Natixis IM à 15,97 milliards d’euros, soit deux fois le montant qui était géré à fin 2018. «Le contexte est particulièrement favorable au développement de la finance verte, souligne Philippe Zaouati, directeur général de Mirova. La pandémie a accéléré cette tendance de fond en favorisant les prises de conscience concernant la recherche d’un nouveau capitalisme et les risques liés à la mondialisation.»

Dans ce contexte, la société de gestion souhaite réaffirmer son rôle d’investisseur en devenant entreprise à mission. Elle inscrit ainsi dans ses statuts sa raison d’être et ses objectifs environnementaux et sociaux. Elle se dote en outre d’un comité de mission présidé par Alexis Masse, par ailleurs président du FIR. Un rôle qui passe également par la recherche d’impact. Pour 2021, cette dernière se focalisera notamment sur la thématique de la biodiversité – avec le développement d’un indicateur spécifique permettant la mise en place de reportings dédiés en 2022 –, ainsi que sur les inégalités. Mirova compte travailler avec le monde académique pour créer des indicateurs pertinents sur cette thématique. «Il nous faut développer des indicateurs sur le bon niveau de fiscalité d’une entreprise pour construire des stratégies autour de cette idée», précise Philippe Zaouati. 

L’année 2021 s’annonce bien remplie : la maison compte également ouvrir un bureau à Singapour et augmenter ses effectifs aux Etats-Unis. Seule ombre au tableau, l’envolée récente des valeurs vertes en Bourse. «Peut-être avec un manque de discernement, admet Philippe Zaouati. Il va falloir regarder ce qui est vraiment pertinent : une connaissance approfondie du secteur est fondamentale.»