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La dette émergente, classe d’actifs aux visages multiples

Funds Magazine - 3 janvier 2020 - Pierre Gélis

Dette, Emergents

La dette émergente n’a cessé d’évoluer depuis les années 1980. Le nombre de pays émetteurs a considérablement augmenté, tandis que les rythmes de croissance se font plus ou moins rapides et plus ou moins heurtés. En outre, des pays tels que la Corée du Sud, dont le développement économique surpasse celui de pays dits «industrialisés», ou encore la Chine, dont la plateforme de vente sur Internet Alibaba a enregistré le 11 novembre dernier en soixante-huit secondes un chiffre d’affaires supérieur à 1 milliard de dollars, présentent un profil de risque éloigné de celui de la Côte d’Ivoire ou du Vietnam. Il en résulte une multiplicité d’opportunités d’investissement et de styles de gestion.

L'emprise des taux négatifs progresse :  70 % des obligations incluses dans les principaux indices mondiaux, avec une forte proportion d’obligations japonaises et européennes, ont un rendement inférieur à zéro. «Si vous investissez dans les Fed funds, la couverture de change absorbe la quasi-totalité de l’écart de rendement par rapport aux OAT. Pour obtenir un rendement positif, il n’y a d’autre choix que d’investir dans la dette émergente», estime Pierre-Yves Bareau, directeur de l’équipe dette des marchés émergents chez JPMorgan AM.

Inéluctablement, la quête de rendement conduit à sortir de la zone de confort que constitue le marché domestique pour aller vers une exposition aux risques plus élevée. Ainsi, dans le fonds RobecoSAM SDG Credit Income, la part des dettes de pays émergents s’élève actuellement à 22 %. «C’est important, convient Erik van Leeuwen, head of fixed income business development, car, quand on veut investir à l’international, il faut envisager l’univers le plus large possible. Nous trouvons ainsi des opportunités dans le crédit en devises fortes.» Sélectionner les opportunités devient un maître mot pour non seulement obtenir une rémunération pour le risque pris, mais aussi pour respecter la limite de volatilité affichée dans le DICI. Il en résulte une prédilection pour une approche souple et réactive de la classe d’actifs. «La dette souveraine de grands pays émergents est valorisée de manière plus efficace, car cette partie du marché est bien couverte...

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