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Parole d'expert

La dette privée : un marché d’experts aux perspectives attrayantes

Option Finance - 9 mai 2016 - Communiqué

Les investisseurs s’intéressent de plus en plus à la dette privée non bancaire. Thierry Vallière, responsable de la plateforme de dette privée d’Amundi, explique les spécificités de cette classe d’actifs encore naissante.

Décrivez-nous l’activité de dette privée d’Amundi.

Elle a été lancée en 2012, comme un prolongement naturel de la gestion de taux du Groupe. Plusieurs évolutions favorisaient une libéralisation du marché de la dette privée : l’évolution du code des assurances, qui permettait aux assureurs d’y investir, ou Bâle III, qui soumettait les banques à de nouvelles contraintes en matière de financement d’entreprises, les amenant à voir dans la dette privée une solution plus complémentaire que concurrente à leur activité. Sans compter des taux déjà très bas favorisant la recherche de rendement. Notre univers d’investissement représente environ 90 milliards d’euros et croît en moyenne de 14 % par an*. Il englobe notamment la dette leveragée, les crédits Schuldschein allemands, les EuroPP, les USPP en euros mais aussi l’obligataire coté non noté. Nous sommes agnostiques en matière de format.
Aujourd’hui, notre plateforme compte une dizaine de gérants et analystes crédit dédiés, pour le sourcing des opérations, les due diligences, la structuration et le suivi des risques. Nous nous appuyons aussi sur d’autres expertises du groupe Amundi : recherche crédit, équipes d’analyse ESG (environnement, social, gouvernance).

Quelles sont les différences entre dette privée et marché obligataire ?

S’ils sont proches dans l’esprit, la première différence fondamentale réside dans l’organisation du marché. Un gérant obligataire analyse des actifs disponibles, alors que notre univers se fonde sur le transactionnel : il s’agit de sourcer des entreprises en recherche de financement, de les analyser, puis de conclure des «deals».
La clé de ce métier réside dans la qualité de crédit des actifs, la structuration des opérations et les aspects documentaires, c’est-à-dire l’ensemble des clauses qui vont permettre d’organiser un certain nombre de protections pour les investisseurs. Ces «covenants» peuvent concerner des engagements de limitation en matière d’endettement, l’interdiction de céder certains actifs  ou encore des éléments de reporting permettant un contrôle de la qualité de l’émetteur sur toute la durée de la dette. L’enjeu : avoir le plus en amont possible les informations pertinentes pour d’éventuelles négociations le jour où le profil de risque change.
Les barrières à l’entrée sur ce marché permettent aux investisseurs en dette privée de prétendre, par comparaison à un investissement obligataire de risque équivalent,  à une prime de complexité ou d’illiquidité.

Que viennent chercher les investisseurs institutionnels sur le marché de la dette privée ?

Le facteur déterminant de l’intérêt des investisseurs est bien de dégager un rendement absolu supérieur aux marchés traditionnels du crédit. La prime liée à ces actifs non accessibles directement est appréciable dans la période actuelle de taux bas : sur un niveau de risque de type «BB implicite», le surplus de spread peut atteindre 40 % par rapport aux actifs cotés de même risque. C’est attrayant pour des investisseurs comme les assureurs, engagés à servir un rendement minimal sur leur passif. Mieux, la classe d’actifs bénéficie d’un traitement favorable sous Solvabilité 2 avec un des meilleurs couples rendement/coût des fonds propres.

Ensuite, la dette privée apporte une réelle diversification par rapport aux classes d’actifs traditionnelles : elle permet en effet d’investir dans des sociétés absentes des marchés traditionnels.
Enfin, la dette privée permet de construire des portefeuilles peu corrélés aux autres classes d’actifs avec une faible volatilité grâce notamment à des valorisations en «mark to model». Si on sait l’aborder avec des capacités d’analyse très fines comme celles dont nous disposons au sein d’Amundi, cette classe d’actifs encore naissance est promise à un bel avenir en Europe notamment dans le segment des ETI.

* Source : Amundi, données à fin avril 2016.

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