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L’eldorado chinois boudé par les institutionnels

Option Finance - 19 mars 2021 - Séverine Leboucher

Avec moins de 2 % de leurs encours investis dans des actifs chinois, les institutionnels européens restent très à l’écart des marchés financiers de la deuxième puissance économique mondiale. Longtemps fermés, ces derniers se sont pourtant beaucoup ouverts ces dernières années, donnant accès à la forte croissance domestique chinoise. Mais les peurs demeurent face à un pays dont le fonctionnement est très éloigné des standards occidentaux.

Le malade se porte bien ! Alors qu’elle est partie de Chine, la pandémie a finalement largement épargné l’économie de l’Empire du Milieu : à 2,3 % sur 2020, la croissance chinoise est restée en territoire positif lorsque tous les grands pays développés plongeaient dans le rouge. Une santé qui s’est logiquement reflétée sur les marchés boursiers : l’indice MSCI China a gagné près de 30 % sur l’année dernière, contre « seulement » 17 % pour son équivalent mondial (MSCI ACWI). Certes, depuis mi-février, la tendance est moins porteuse, freinée par la rotation sectorielle qui touche l’ensemble des marchés, mais l’indice MSCI China continue de progresser de près de 3 % depuis le début de l’année. Surtout, les perspectives sont bonnes. La croissance est attendue autour de 8 % pour 2021. Les bénéfices des entreprises cotées devraient progresser de près de 17 % annuels pour les deux années à venir, selon l’IBES. Quant au marché obligataire, il offre des rendements bien supérieurs à ceux des grandes économies développées, avec un taux souverain à dix ans de près de 3,3 %.


En 2021, le PIB chinois devrait croître de 8 % et les bénéfices des entreprises cotées de près de 17 %.


Une exposition souvent limitée aux titres offshore

Une dynamique à laquelle les investisseurs institutionnels occidentaux ne sont pourtant presque pas exposés. Selon une étude menée en 2020 par Greenwich pour le compte du gérant spécialisé Matthews Asia, la Chine ne pèserait que 4,6 % du total des actifs institutionnels dans le monde. Une part qui tombe même à 1,9 % pour les acteurs européens. « Nous n’avons aucune exposition directe aux actifs chinois, qu’il s’agisse...

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