Allocation

Alexandre Mincier, Arnaud Lebreton, Invesco

«Les obligations américaines, une source de valeur ajoutée pour les assureurs européens»

15 février 2019 - Communiqué

Invesco AM

En comparaison de l’Europe, le marché obligataire américain assure une meilleure liquidité, donne accès à des durations plus longues et peut même offrir des rendements supérieurs en euro. Autant d’atouts pour attirer les assureurs européens désireux de diversifier leurs portefeuilles. Le point avec Alexandre Mincier, responsable global solutions assurances chez Invesco, et Arnaud Lebreton, responsable commercial clientèle institutionnelle.

Compte tenu du contexte sur les marchés de taux, les assureurs européens éprouvent des difficultés pour trouver des actifs de qualité leur permettant de couvrir leurs passifs…

Depuis la crise de 2008, les taux ont effectivement tendance à être très bas, voire inférieurs aux niveaux garantis aux passifs. Les assureurs ne peuvent donc plus se contenter de mettre en place une stratégie consistant à adosser les durations longues de leurs passifs en investissant sur leur marché obligataire domestique.

Leurs impératifs de diversification, conjugués au mouvement de désintermédiation du financement, les ont conduits à placer une part de plus en plus importante de leur allocation sur les actifs réels, tels que les marchés privés, l’immobilier ou les infrastructures. Cette stratégie d’investissement permet effectivement de pallier la faiblesse des rendements sur le marché du crédit et de servir des taux compétitifs sur les contrats d’assurance-vie. Néanmoins, ces actifs réels portent un risque de liquidité et leur accès n’est pas toujours aisé. Il peut donc être judicieux d’optimiser le portefeuille cœur d’adossement concomitamment et d’investir dans des actifs plus liquides et de qualité, comme le sont les obligations américaines.

Quels sont les principaux intérêts du marché obligataire américain ?

Tout d’abord, il offre une véritable profondeur de marché. L’univers d’investissement étant plus large, il est possible d’optimiser la construction des portefeuilles. Lorsque ceux-ci sont construits de manière granulaire, le fait d’investir outre-Atlantique peut même permettre de capter un rendement supérieur, tout en conservant une typologie de risque similaire. On remarque effectivement que, pour un même secteur d’activité, l’écart de spread peut selon les moments varier de manière significative entre l’Europe et les Etats-Unis. Autre avantage : le marché américain offre une proportion plus importante d’obligations d’entreprises dont la duration est plus longue (10 ans et plus). Il représente donc, pour les assureurs européens, une solution intéressante d’adossement et de diversification en dehors de leurs marchés domestiques.

La question de la couverture des risques de taux et de change reste néanmoins cruciale pour investir outre-Atlantique…

Les assureurs européens doivent effectivement adosser leurs passifs avec des actifs libellés en euros. S’ils achètent des obligations libellées en dollars, il leur faut donc couvrir les risques de taux et de change afin d’obtenir une obligation synthétique en euro. Le potentiel surcroît de rendement provenant des différences de spread de crédit.

Il y a deux possibilités. Soit nous proposons à nos clients assureurs de définir ensemble la stratégie de couverture qu’ils mettent ensuite en place par eux-mêmes. Soit nous intégrons directement la couverture dans la solution d’investissement que nous élaborons pour eux.

Précisons que la stratégie de couverture que nous pensons adaptée à nos clients, et déjà mise en œuvre par les grands assureurs européens, consiste à couvrir à terme avec des swaps de change à taux fixe, permettant de construire des titres synthétiques libellés en euro.

De quelle manière Invesco accompagne-t-il les assureurs européens désireux d’investir sur le marché obligataire américain ?

Nous partons du principe que chaque assureur évolue dans un contexte différent et a ses propres contraintes et besoins. Nous en tenons compte pour structurer les solutions d’investissement que nous proposons à nos clients. Nous définissons avec eux les caractéristiques de leurs portefeuilles, de nombreux aspects pouvant être personnalisés, et nous cherchons les instruments qui répondent le mieux à leurs objectifs (en termes de risque, par exemple).

Invesco, qui gère  64 milliards d’euros* pour le compte d’assureurs, a développé un véritable savoir-faire pour faire le lien entre les besoins spécifiques des assureurs européens et le centre d’investissement obligataire du groupe. Rappelons par ailleurs qu’Invesco fixed income est le plus gros centre d’investissement de notre groupe, 276 milliards d’euros** gérés, la majeure partie des encours étant investie sur les marchés obligataires américains. 

* Données au 30 septembre 2018.

** Données au 31 décembre 2018.

Document destiné à Option Finance en France uniquement. Merci de ne pas redistribuer.