Allocation

Thomas Raffy, responsable gestion convertibles, Meeschaert AM

«Notre allocation tactique a permis d’augmenter la convexité du portefeuille tandis que la volatilité est restée très contrôlée»

Funds Magazine - 19 octobre 2015 - Pierre Gélis

Obligations convertibles, Fonds d'obligations, Obligations

La rédaction de Funds Magazine a interrogé Thomas Raffy, responsable gestion convertibles chez Meeschaert AM. Il nous livre son point de vue sur la valorisation actuelle des convertibles.

Quelles sont vos principales convictions sur le marché des obligations convertibles européennes ?

Les convertibles sont un bon moyen de profiter du potentiel des actions tout en bénéficiant d’une protection grâce au plancher obligataire. On a beaucoup entendu, historiquement à raison, qu’elles bénéficiaient d’environ deux tiers de la hausse des actions et ne pâtissaient que d’un tiers de la baisse. C’est un peu simplificateur, car une partie de la performance des convertibles venait de la baisse des taux d’intérêt à long terme. A l’avenir, ce sera moins le cas compte tenu du niveau très bas de ces derniers. Elles restent pourtant attractives, notamment pour les institutionnels qui ont souvent des besoins de rendement annuel de 4 % à 5 %. Avec une volatilité contrôlée, sur le long terme, les obligations convertibles doivent pouvoir répondre à ces besoins, voire faire sensiblement mieux en cas de marchés actions porteurs.

L’évolution saccadée de la Bourse vous conduit-elle à augmenter la part des positions tactiques ou préférez-vous au contraire tenir des positions stratégiques ?

MAM Obli Convertibles est un fonds de conviction. Nous avons une approche dynamique mais pas court-termiste. Parallèlement à la sélection de valeurs qui repose sur les caractéristiques techniques de la convertible et des fondamentaux de son sous-jacent «actions», nous avons une approche tactique qui porte actuellement sur une assez grande partie de notre portefeuille. En début d’année, nous étions positifs sur les actions en raison du quantitative easing de la BCE, des prix des matières premières et notamment du pétrole en fort repli et un eurodollar favorable. Le portefeuille était alors investi à près de 100 % et avait une sensibilité actions plus forte....

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