Investisseurs institutionnels

Dettes souveraines

Les institutionnels cherchent à se prémunir contre la volatilité sur les dettes souveraines

Option Finance - 6 juillet 2015 - Sandra Sebag

Dette souveraine, Taux d'intérêt

Depuis le mois d’avril, les dettes souveraines ont connu plusieurs épisodes de forte volatilité, notamment lors d’une mauvaise adjudication d’une émission de dettes allemandes, puis en raison de la crise grecque. Si initialement, les institutionnels ont adopté une attitude attentiste, ils cherchent maintenant à réduire le risque de leur portefeuille.

L’annonce surprise de l’organisation d’un référendum par le Premier ministre grec Alexis Tsipras le 27 juin dernier, rompant ainsi les négociations en cours avec la Troïka, a encore accentué la volatilité sur les taux des obligations souveraines. Depuis le mois d’avril en effet, ces derniers ont connu de nombreux pics de volatilité. L’augmentation des taux a même été tellement brutale sur les dettes cœur de la zone euro et surtout tellement inattendue que certains observateurs ont même commencé à évoquer un krach obligataire. L’élément déclencheur de la première correction au mois d’avril a été la mauvaise adjudication d’une émission de dettes allemandes sur des titres à cinq ans, l’offre ayant été largement inférieure à la demande.

Ce manque d’entrain des investisseurs pour la dette allemande, compte tenu des niveaux de taux atteints, a incité les hedge funds à déboucler leurs positions de façon massive sur les dettes cœur de la zone euro, enclenchant un mouvement de hausse des taux. Les fonds d’allocation ou diversifiés qui représentent une part de plus en plus importante du marché de la gestion leur ont emboîté le pas. «Ils ont revu leur allocation et ont cédé des obligations souveraines afin soit d’augmenter leur exposition aux actions, soit d’accroître leurs réserves en cash se mettant ainsi en position d’attente», indique Axel Botte, stratégiste obligataire de Natixis Asset Management.

Ces transactions ont conduit à une correction technique. Celle-ci a été d’autant plus...

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