Investisseurs institutionnels

Face à face Stéphane Gannac (la Mutuelle Générale) et Vincent Cornet (LBPAM)

«Solvabilité 2 nous conduit à entrer dans une nouvelle logique de gestion.»

Option Finance - 10 février 2014 - Propos receuillis par Audrey Spy

LBPAM, Mutuelle Générale

Depuis le début de l’année, La Mutuelle Générale a resserré sa politique de délégation en confiant 1,8 milliard d’euros à trois gestionnaires. Elle a notamment sélectionné La Banque Postale Asset Management pour s’occuper de sa gestion obligataire. Stéphane Gannac et Vincent Cornet reviennent sur l’appel d’offres et sur leur vision des marchés en 2014.

Stéphane Gannac, directeur administratif et financier de La Mutuelle Générale

Fin 2013, vous avez remanié l’ensemble de votre gestion déléguée, pourquoi avoir fait ce choix ?

Stéphane Gannac : Cette démarche traduit d’abord notre volonté de bien nous préparer à Solvabilité 2. Nous voulions en effet faciliter notre travail d’analyse des risques et de calcul de nos ratios de solvabilité. Or il est beaucoup plus facile d’exiger de nos gestionnaires de prendre en compte les paramètres réglementaires dans le cadre d’un nouvel appel d’offres que de leur demander de les mettre en place lors de mandats existants. Cette consultation nous a également donné l’occasion de revoir notre gestion déléguée qui n’avait pas évolué depuis cinq ans alors que nos encours ont considérablement progressé, sur la même période, pour atteindre 2,3 milliards d’euros aujourd’hui en progression de 3,5 % sur l’année 2013. Depuis 2008, nous confions en effet seulement 1,2 milliard d’euros de nos actifs à cinq grands gestionnaires. Nous gérons le solde en interne, mais nous avons décidé de nous reposer davantage sur des experts externes, en leur confiant une plus grande partie de nos encours puisque nous déléguons désormais 1,8 milliard sur les 2,3 milliards d’euros que nous gérons. Nous conservons seulement en interne la gestion de l’immobilier, de la trésorerie et de quelques participations stratégiques en actions.

Cette remise à plat a également concerné la répartition de nos actifs gérés. La crise nous a en effet montré les limites de notre ancienne manière de déléguer. Auparavant, plusieurs de nos gestionnaires pouvaient gérer pour notre compte des classes d’actifs...

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